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Recruter des préposés aux bénéficiaires marocains, plus difficile que prévu

Un préposé d'un hôpital enfile des gants.
La pénurie de main-d'oeuvre est très sérieuse, assez pour que l'on confie une partie du travail des préposés aux bénéficiaires à des travailleurs moins qualifiés. Photo: Radio-Canada / Martin Thibault
Davide Gentile

Les établissements de santé québécois ont trouvé au Maroc une petite partie de la réponse à la pénurie de personnel. Quatorze préposés ont été recrutés lors d'une mission en avril, alors qu'on souhaitait en trouver 140. Une nouvelle preuve des défis que pose la pénurie de main-d'oeuvre, qui demeure criante à l'approche de l'été.

Ce n'est pas au Maroc que le Québec pourra régler sa pénurie de préposés aux bénéficiaires, mais le ministère de la Santé et des Services sociaux se dit satisfait. « La mission s'est très bien déroulée et a permis de recruter 14 préposés », écrit la porte-parole Marie-Claude Lacasse.

Six de ces préposés iront travailler en Estrie, trois au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches et un seul sur la Côte-Nord. Quatre candidats sont présentement en réflexion sur le choix de la région. On est assez loin de l'objectif de 140 préposés qu'on disait vouloir recruter avant le départ, à la fin mars.

La Côte-Nord loin de ses objectifs

À ce moment, le CISSS de la Côte-Nord disait espérer « que Recrutement santé Québec (RSQ) puisse attirer chez nous une trentaine de préposés ». L'établissement est très loin du compte avec, pour l'instant, une seule recrue qui accepte d'aller travailler dans cette région éloignée.

Même si le total de six recrues peut sembler assez faible, le CIUSSS de l'Estrie dresse un bilan positif. « On savait que ce serait une petite mission de recrutement qui pourrait mener à une mission plus importante », affirme François Laperle, coordonnateur à la planification des effectifs au CIUSSS de l'Estrie.

L'Estrie cherche 180 préposés aux bénéficiaires

Peu importe les moyens, l'Estrie doit chercher une solution pour trouver 180 préposés aux bénéficiaires d'ici l'été. Un chiffre qui ne semble pas inquiéter François Laperle. « Il nous manque 180 préposés pour combler notre été, sur un total d'environ 2500. Donc ça vous aide à relativiser », indique-t-il.

Comme d'autres établissements, le CIUSSS de l'Estrie doit être imaginatif pour attirer les candidats vers les cours de préposé aux bénéficiaires. Plusieurs sources dans le secteur public et dans le secteur privé indiquent que le recrutement est de plus en plus complexe.

Les préposés aux transports feront le travail de préposés aux bénéficiaires

La situation est très sérieuse, assez pour que l'on confie une partie du travail des préposés à des travailleurs moins qualifiés.

« Nos préposés aux transports et les aides de service vont pouvoir collaborer à certaines activités de soins d'assistance pour dégager nos préposés aux bénéficiaires », dit Gaëlle Simon, coordonnatrice de l'organisation du travail. Il s'agit ici d'un élargissement de la tâche des préposés aux transports. Celle-ci consiste normalement à pousser les patients en civière ou en fauteuil roulant.

Quant aux aides de service, leur travail de base consiste à nettoyer et à ranger le matériel.

Les 14 préposés aux bénéficiaires du Maroc pourraient être en mesure de travailler dès leur arrivée au Québec.

Le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur estime que la formation de préposé aux bénéficiaires au Maroc est équivalente à celle du Québec. Recrutement santé Québec dressera un bilan de cette première mission et pourrait décider d'en réaliser une autre, puisque les besoins restent très importants.

Au CISSS Chaudière-Appalaches, les trois préposés recrutés au Maroc par l’intermédiaire de RSQ s’ajouteront à ceux recrutés par l’intermédiaire d’une agence privée en Tunisie pendant l’hiver.

La porte-parole Mireille Gaudreau indique que 2 candidats sur 36 se sont désistés, que « l’établissement poursuit seul les démarches avec les 34 candidats et que nous avons presque terminé les préparatifs de demandes de permis de travail ». Mireille Gaudreau précise que des démarches légales sont toujours en cours.

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