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Le CALACS francophone d'Ottawa réclame un meilleur financement

Un groupe de manifestantes qui tiennent des affiches.

Des membres du CALACS ont manifesté lundi à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des membres du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa demandent au gouvernement ontarien d'augmenter son financement afin d'offrir davantage de services dans de meilleurs délais aux victimes d'agressions sexuelles.

Des membres de l’organisme ont manifesté devant les bureaux ottaviens du ministère du Procureur général de l’Ontario, lundi, pour faire valoir leurs revendications.

Toute la semaine, on va faire des appels au bureau de [la procureure générale] Caroline Mulroney toutes les 17 minutes, a expliqué Kim Dubé, la coordonnatrice du CALACS francophone d'Ottawa. Cette dernière soutient qu’au Canada, toutes les 17 minutes une femme est agressée sexuellement.

Elle a mentionné que mai est le mois de prévention et de sensibilisation contre les agressions à caractère sexuel. Donc, pendant tout le mois, l’organisme tiendra des activités militantes pour dénoncer le manque de financement pour offrir du soutien et des services aux survivantes.

Jusqu'au 10 mai, le CALACS francophone d'Ottawa compte également sensibiliser la population en diffusant sur les réseaux sociaux des témoignages de survivantes.

Plus de financement réclamé

Mme Dubé a raconté que le précédent gouvernement s’était engagé à augmenter le financement des services de soutien aux survivantes d’agressions sexuelles de 30 %. Or, l’arrivée au pouvoir du gouvernement progressiste-conservateur a changé la donne.

Finalement, tout a été coupé, on n’a pratiquement rien reçu, a-t-elle déploré, et ce, même si elle a noté une augmentation du nombre de dénonciations d’agressions au pays depuis le début du mouvement #MoiAussi.

Kim Dubé répond aux questions d'un journaliste en marge d'une manifestation.

Kim Dubé, coordonnatrice du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

D'ailleurs, les personnes qui demandent les services du CALACS font face à une liste d’attente de deux ans. Les survivantes peuvent vivre des conséquences très graves lorsqu’elles font face à des délais aussi importants, selon Kim Dubé.

On veut plus. On veut pouvoir offrir des services adéquats. On veut pouvoir offrir des services en français.

Kim Dubé, coordonnatrice, CALACS francophone d'Ottawa

Hormis le financement provincial, le CALACS indique qu’il existe plusieurs façons de contribuer. Les gens peuvent nous offrir différentes formes de soutien en nous suivant sur les réseaux sociaux, en partageant [nos publications], en nous offrant des dons, a conclu Mme Dubé.

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale