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Nouveau test d'alertes sur cellulaires, sauf au Québec et en Ontario

Un homme de profil regarde son cellulaire dans la pénombre.

Le système En Alerte a expédié plus de 125 messages à la population depuis un an. Il sera testé de nouveau le 8 mai, sauf au Québec et en Ontario.

Photo : Getty Images / RapidEye

Radio-Canada

Les gestionnaires du système En Alerte, qui vise à prévenir les Canadiens d'un danger, procéderont aujourd'hui à un nouveau test. En après-midi, tous les téléphones compatibles recevront un message, mais pas au Québec ni en Ontario, où le test a été annulé.

« C’est en raison des inondations » que les agences gouvernementales, comme le ministère de la Sécurité publique, ont décidé d'annuler le test au Québec et en Ontario, explique Martin Bélanger, directeur du service des alertes publiques à Pelmorex, l’entreprise qui fournit la plateforme technologique pour le traitement des messages. « C’est leur décision. »

L’annulation du test dans les deux provinces les plus populeuses du pays ne cause toutefois pas de soucis à Pelmorex, affirme M. Bélanger, puisque ces tests, qui ont lieu deux fois par année, ont pour objectif principal la sensibilisation des citoyens au système d’alerte.

Le test doit permettre aux « Canadiens de savoir à quoi ça va ressembler, le son et le timbre sonore des alertes, dit M. Bélanger. Aussi, les habituer au fait que, lorsqu'il y a un message d'alerte, il faut s’arrêter, prendre connaissance du message et agir selon les instructions ».

Diffusées depuis 2015, d’abord à la télévision et à la radio, les alertes servent à prévenir les citoyens de l’imminence d’un risque pour leur vie. Elles peuvent concerner, par exemple, des tornades (c’est même l’essentiel des messages qui ont été envoyés en un an), des feux de forêt, des inondations ou encore des disparitions d’enfants, dans le cas des alertes Amber.

Elles sont diffusées sur les téléphones depuis un an. Un premier test, en avril 2018, s’était avéré un échec, aucun appareil n’ayant reçu de message en raison d’un « problème de codage ».

Objectif : tous les téléphones

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) impose aux télés et aux radiodiffuseurs de collaborer à ce service, tout comme aux fournisseurs de services sans fil.

Le CRTC a d’abord exigé que 50 % des nouveaux téléphones vendus soient compatibles avec le service. Depuis avril, tous les appareils neufs vendus en magasin doivent maintenant pouvoir recevoir ces alertes.

Le service des communications du CRTC mentionne que « les fournisseurs de services sans fil ont jusqu'au 21 mai 2019 pour rendre compte au CRTC et indiquer s'ils atteignent l'objectif selon lequel 100 % des appareils à vendre sont compatibles avec le service d’alerte public sans fil ».

Êtes-vous compatible?

Les plus vieux téléphones pourraient ne pas recevoir l’alerte test. Le téléphone doit être compatible avec le service et, notamment, avoir la version la plus récente de son système d’exploitation.

Les gens peuvent consulter le site web de leur fournisseur de téléphonie sans fil pour vérifier les exigences techniques requises afin de recevoir ces alertes. À noter : il n’est pas possible de se désabonner du système.

Il faut par ailleurs être branché sur le réseau LTE pour recevoir les alertes. Pelmorex souligne que le fait d'effectuer un appel peut faire basculer l’appareil sur un autre réseau, tel que le 3G. Il ne faut pas non plus s’attendre à recevoir un message si l’on se trouve dans un lieu où les ondes ne passent pas, tel qu’un sous-sol bétonné.

Lorsqu’un danger est imminent, une agence gouvernementale – ce pourrait être Environnement Canada, par exemple – définit le type d’alerte, la zone de diffusion et le message à transmettre aux citoyens.

L’entreprise Pelmorex reçoit l’alerte, la traite et la renvoie aux diffuseurs, comme les chaînes télé et radio, ou les fournisseurs de téléphonie.

Lors des inondations des dernières semaines au Québec, une seule alerte a été envoyée, soit lorsque l’eau a débordé du barrage de la Chute-Bell, sur la rivière Rouge. Aucune alerte n’a été diffusée lors de la rupture de la digue à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Le ministère de la Sécurité publique affirme qu'« une alerte aurait pu ajouter de la confusion au processus d’évacuation qui se déroulait sous la supervision des intervenants d’urgence. [...] L’évacuation était déjà amorcée et se déroulait adéquatement ».

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