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Les douaniers réclament de nouveau de pouvoir être armés dans les aéroports

Un employé de l'Agence des services frontaliers du Canada.
Les agents des Services frontaliers travaillant à l'intérieur d'un aéroport ne peuvent pas porter leur arme de poing en tout temps. Photo: Reuters / Chris Helgren
Radio-Canada

Le Syndicat des douanes et de l'immigration (SDI) dénonce la décision du gouvernement du Canada de ne pas autoriser explicitement le port d'armes de poing par les agents des services frontaliers lorsqu'ils sont en fonction dans un aéroport.

Selon le syndicat, qui représente 10 500 douaniers, la position d’Ottawa est « déconcertante ».

« Que nos agentes et agents ayant suivi une formation et étant équipés soient tenus de garder leur arme de poing sous clé est une sérieuse lacune pour la sécurité étant donné l'endroit où ils travaillent et ce qu'ils accomplissent au nom des Canadiennes et des Canadiens », estime par voie de communiqué le président du syndicat, Jean-Pierre Fortin.

Le SDI souligne qu’il réclame depuis « une décennie » que ses agents à l’intérieur des aéroports puissent être armés. Il estime que cette interdiction touche 85 % des agents travaillant à l'intérieur d'un aéroport, certains pouvant être armés dans des circonstances bien particulières.

Transports Canada souhaite modifier ses politiques concernant le port d’arme, mais n’irait pas assez loin, selon le syndicat.

« Même si nous accueillons favorablement cette étape vers une autorisation formelle accordée aux agentes et aux agents des douanes de porter leur arme dans les aéroports, le caractère vague de la nouvelle politique est à la fois déconcertant et alarmant », ajoute M. Fortin.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait décidé en 2007 d’armer certains douaniers, en excluant ceux en poste dans les aéroports.

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