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Les inondations, de 1974 à aujourd'hui

Des dizaines de billots de bois sur la rivière des Outaouais.

Pendant les inondations de 1974, des centaines de billots de bois se sont retrouvés dans le district inondé de Pointe-Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En 1974, les Gatinois ont affronté la pire crue des eaux jamais vue en plusieurs décennies. L'eau avait atteint un niveau record, soit de près de 45 mètres, un record battu en 2017, puis en 2019, selon les chiffres de la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais.

Des résidents de Pointe-Gatineau se souviennent du printemps 1974, de l'eau déchainée qui avait emporté des billots de bois de la drave partout dans leur quartier. À cette époque, ils n’avaient ni pompes ni sacs de sable pour protéger leurs résidences.

J'ai acheté la maison à l'automne, pis dans le printemps elle était dans l'eau.

Une citation de André Fortin, résident de Pointe-Gatineau

André Fortin était propriétaire depuis moins d'un an quand la crue des eaux a inondé le quartier en 1974. Je venais d'arriver, je n'avais rien d'installé, je n'avais rien dans le sous-sol. Ça n'a pas été bien majeur pour moi, se souvient-il.

Un homme donne une entrevue près de son canoë, sur une rue inondée.

André Fortin a vécu les inondations de 1974, 1976, 2017 et 2019.

Photo : Radio-Canada

Crue printanière 2019

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Un homme et une femme marchent dans l'eau. L'homme tient dans ses mains une pompe.

Il ne pensait jamais revoir de tels événements de son vivant. Et pourtant, le printemps 2017 est devenu tristement célèbre pour avoir battu le record de 1974 de quelques centimètres. Le niveau de l'eau s'élevait à 45,13 mètres le 7 mai. M. Fortin a d'ailleurs dû faire démolir sa maison.

Cette année, le niveau est monté à 45,20 mètres dans ce secteur.

Tirer des leçons

Les conséquences de la montée de l’eau dans le bassin de la rivière des Outaouais se font sentir jusqu’à Trois-Rivières. En 1974, 5400 résidences avaient été touchées et 4000 personnes avaient été évacuées. À l'époque, le gouvernement avait déboursé 22 millions de dollars pour le dédommagement et la reconstruction.

Cette catastrophe avait entraîné l’adoption de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. L’objectif était de réglementer les nouvelles constructions en zone inondable afin d'éviter au gouvernement de devoir payer à nouveau pour les dommages causés par les inondations.

En 2017, 4552 résidences ont été inondées et 3891 personnes ont dû être évacuées. Cette année, les chiffres parlent d'eux même. On compte 7000 résidences inondées et 10 000 personnes évacuées, selon la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais.

Chaque fois, c’est une combinaison de phénomènes météorologiques qui causent la crue des rivières Outaouais et Gatineau : un important couvert de neige au nord, une fonte rapide et de fortes averses.

Si certains croisent les doigts pour s'éviter de revivre les inondations, d'autres croient qu'il s'agit d'une nouvelle réalité à laquelle il faut faire face.

L'histoire se répète. On oublie, parce qu'il n'y en a pas eu pendant quelques décennies.

Une citation de Michel Prévost, président de la Société d'histoire de l'Outaouais

Le président de la Société d'histoire de l'Outaouais, Michel Prévost, est bien heureux de voir qu'au moins, les gens sont désormais bien mieux accompagnés et préparés à faire face aux intempéries.

Avec les informations de Pascale Langlois

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