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Venezuela : Juan Guaido n'arrive toujours pas à gagner l'armée à sa cause

Une femme portant une affiche devant elle s'adresse à une ligne de policiers en tenue antiémeute dans une rue de la capitale.

Une manifestante va à la rencontre des forces de sécurité vénézuéliennes dans une rue de Caracas.

Photo : Getty Images / Eva Marie Uzcategui

Radio-Canada

Invités par Juan Guaido à distribuer des tracts appelant les militaires à rejoindre les rangs de la contestation, de nombreux Vénézuéliens se sont heurtés samedi à la loyauté sans faille de l'armée à l'égard de l'administration de Nicolas Maduro.

Plusieurs soldats ont tout simplement brûlé le document sous les yeux des manifestants.

Sous aucun prétexte, les Forces armées ou quelque corps des forces de sécurité que ce soit ne fera l'objet de chantage, ne pourra être acheté ni ne trahira la patrie.

Un officier militaire, en guise d'avertissement

À l’invitation de l’opposant Juan Guaido, de nombreux Vénézuéliens se sont présentés pacifiquement, samedi, devant le quartier général de la Garde nationale bolivarienne, des casernes et des bases militaires à travers le pays.

« Nous demandons à nos soldats qu'ils nous rejoignent, parce qu'on a vraiment besoin d'eux », a expliqué à l’AFP Maribel Galeno, 54 ans.

Juan Guaido tente depuis plusieurs mois de gagner la faveur des militaires qui contrôlent le secteur pétrolier et plusieurs ministères.

« Le but est de livrer notre message sans tomber dans la confrontation ou la provocation », a-t-il écrit sur Twitter.

Un homme portant un complet et une cravate photographié de profil.

Le président auto-proclamé du Venezuela, Juan Guaido

Photo : Getty Images / Yuri Cortez

Appel à la loyauté par Maduro

Or, l’armée demeure pour l’instant fidèle au président Nicolas Maduro qui effectue des visites dans plusieurs casernes pour s’assurer la loyauté de ses troupes.

La télévision nationale l’a d’ailleurs montré serrer des mains ou faire des poings-à-poings avec des membres des forces de sécurité avant la tenue d’un exercice de tir.

Tout en appelant à la « discipline » et à l'« obéissance », le président a ordonné à l'armée de se tenir « prête » face à l'éventualité d'une attaque américaine pour le renverser.

La situation politique au Venezuela s’enfonce de plus en plus dans la paralysie puisque d’un côté le président de l’Assemblée nationale Juan Guaido ne parvient pas à rallier l’armée à sa cause et, de l’autre, Nicolas Maduro ne semble pas vouloir arrêter son opposant qui compte sur le soutien des Américains et d’une cinquantaine de pays.

Mardi dernier, une tentative de coup a également essuyé un échec.

Pendant ce temps, les problèmes économiques du Venezuela ne s'estompent pas. Plusieurs milliers de ses habitants se sont exilés et le Fonds monétaire international estime toujours que l'hyperinflation devrait atteindre 10 000 000 % cette année.

À l’international, le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a écrit sur Twitter que son pays « soutiendra et contribuera toujours à la résolution des différends à travers un dialogue respectueux de l'égalité souveraine des États ».

Aux États-Unis, le président Donald Trump a vanté un « échange très positif » avec son homologue russe Vladimir Poutine sur le Venezuela, ce dernier appuyant pourtant Nicolas Maduro.

La Russie accuse les États-Unis de préparer un coup d’État contre le président actuel.

« Vladimir Poutine ne cherche pas du tout à s'impliquer au Venezuela au-delà du fait qu'il aimerait voir des développements positifs, a pourtant assuré Donald Trump. Nous avons eu une conversation très positive. »

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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