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La crue printanière se résorbe lentement, confirme la Sécurité civile

L'eau recouvre complètement les rues autour des maisons.

L'eau est toujours présente à Pointe-Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

La baisse du niveau des cours d'eau qui ont causé de nombreuses inondations sur le territoire québécois est bel et bien amorcée. À moins de fortes pluies, de 40 mm ou plus, elle devrait se poursuivre, bien que lentement, affirme la Sécurité civile.

Cette baisse se constate notamment à Gatineau, où le niveau de la rivière des Outaouais a diminué de 10 cm depuis vendredi, mais où l’eau est toujours présente.

« On va bientôt revenir à la cote 100 ans et à la cote 20 ans. C’est une décrue qui va être lente. Il y aura un plateau », affirme le directeur des communications de la Ville de Gatineau, Jean Boileau.

M. Boileau parle ici des secteurs inondables auxquels les autorités ont attribué une cote correspondant aux limites des crues qui ont respectivement une chance sur 100 et une chance sur 20 de se produire chaque année.

En Outaouais, la Sécurité civile prévoit que la région de Pontiac risque de connaître une décrue particulièrement lente. La situation s'améliore cependant dans le village de Quyon, où des résidents, évacués plus tôt cette semaine en raison d'une digue qui menaçait de céder, peuvent désormais retourner à la maison.

Quant aux niveaux des lacs Saint-Louis et Saint-Pierre, qu'on s'attendait à voir augmenter, respectivement dans la région de Montréal et en Mauricie, ils sont stables depuis vendredi.

En Mauricie, les autorités surveillent particulièrement les risques de glissements de terrain, une vingtaine ayant déjà été répertoriés.

Du côté du lac des Deux Montagnes, la Ville de L'Île-Perrot a annoncé que le niveau de l'eau se situait à peine au-dessus des 24 mètres. Malgré tout, les autorités municipales « [demandent] aux citoyens-riverains de garder toutes les digues en place et de rester vigilants. »

De plus, un deuxième centre de dons a ouvert ses portes à Gatineau afin de répondre aux besoins des personnes sinistrées. Le centre de dons des Galeries d'Aylmer sera ouvert de façon « temporaire », de samedi à dimanche, de 9 h à 17 h.

Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Des immenses tas de matériaux attendent les éboueurs près du chemin.

Les résidents de Sainte-Marthe-sur-le-Lac dont le secteur a été asséché nettoient leur maison.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

À Sainte-Marthe-sur-le-Lac, où 6000 personnes ont dû être évacuées il y a une semaine en raison de la rupture d’une digue naturelle, l’heure n’est toujours pas au retour à la maison.

Plus de 5500 personnes sont toujours évacuées, même si la portion ouest de la zone inondée a été asséchée il y a deux jours grâce à la construction de deux digues.

La partie est, elle, devrait être asséchée dans deux jours, grâce à la construction d’une troisième digue, qui est pratiquement terminée. Néanmoins, le niveau de l’eau dans cette partie de la municipalité a baissé de 30 cm depuis vendredi, selon les autorités.

Par ailleurs, samedi après-midi, une équipe a commencé à colmater la brèche qui s'était formée dans la digue naturelle, pour un usage temporaire.

La réintégration des maisons à Sainte-Marthe-sur-le-Lac devrait se faire au compte-gouttes, toutes les résidences inondées devant être inspectées avant que leurs occupants puissent les retrouver.

Les évacués ont cependant pu profiter samedi d’une opération de la Sûreté du Québec, qui les ont accompagné dans leurs maisons pour qu'ils puissent y récupérer des effets personnels, de 9 h à 21 h, dans des véhicules tout-terrain et des zodiacs.

Au total, selon le dernier bilan gouvernemental diffusé samedi à 18 h, il y avait toujours 10 338 personnes évacuées au Québec, et un peu plus de 5400 maisons inondées.

Construction d’une école en zone non inondable

L'eau a fait des ravages dans cette classe, considérée perte totale.

L'eau a fait des ravages dans cette classe de l'école L'Accueil, considérée perte totale.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lemieux

À Scott, en Beauce, la première région durement touchée par les inondations, une annonce doit être faite lundi par le premier ministre François Legault au sujet de la construction d’une nouvelle école primaire en zone non inondable.

La construction de la nouvelle école, un projet de 18 millions de dollars, devrait être terminée dans deux ans seulement.

L’actuelle école, L’Accueil, qui devrait accueillir 170 élèves l’an prochain, est inondée régulièrement lors des crues printanières.

Cette année, l'eau y a atteint un niveau d'1 m 80, détruisant quatre classes et un laboratoire informatique.

La centaine d'élèves qui occupaient cette portion de l’école termineront leur année scolaire dans des classes aménagées dans un centre communautaire et à l’hôtel de ville.

Le Nouveau-Brunswick invite les sinistrés à la prudence

Une route de campagne inondée.

De nombreuses routes sont toujours coupées par des inondations au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Élisa Serret

Les eaux de crue continuent de se retirer au Nouveau-Brunswick, ce qui a incité les autorités provinciales à exhorter les sinistrés à prendre garde aux effets secondaires des inondations lorsqu'ils reviendront à la maison.

Par voie de communiqué, l'Organisation des mesures d'urgence du Nouveau-Brunswick a rappelé samedi aux sinistrés de faire attention à la moisissure, aux articles de maison contaminés qui peuvent sembler propres et aux plus petits débris, comme des clous, qui auraient pu échouer sur leur terrain.

Elle a aussi enjoint les sinistrés à signaler les dommages qu'ils ont subis en rappelant la mise en place du Programme d'aide financière en cas de catastrophe. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a porté à 15 000 $ le montant maximal pouvant être accordé au titre de paiements anticipés.

L'Organisation des mesures d'urgence a aussi demandé aux sinistrés d'attendre l'autorisation avant de retourner chez eux et des respecter les fermetures de route, « peu importe l'apparence de la chaussée ».

Des équipes d'inspection en matière d'hygiène et de sécurité évaluent samedi des résidences et des commerces qui ont été endommagés par l'inondation à Fredericton, Maugerville et Grand Bay-Westfield. Ces inspections se poursuivront dimanche et s'étendront aux municipalités de Hampton, Rothesay et Quispamsis.

Avec les informations de La Presse canadienne

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