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Conseil général du PLQ : la course à la direction domine les discussions

Le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand, doit s'adresser aux membres du parti au cours de l'avant-midi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les règles de la course à la direction du Parti libéral du Québec seront dévoilées dimanche, lors du conseil général du parti qui s'est amorcé samedi matin à Drummondville, dans le Centre-du-Québec.

Les militants libéraux participeront au cours du week-end à plusieurs ateliers portant sur des enjeux de société tels que le développement économique des régions et le mode de scrutin, mais les discussions de corridors sur la course à la chefferie sont bien engagées.

Si les spéculations vont bon train sur ceux et celles qui souhaiteraient se lancer dans la course, aucune candidature n’a été ouvertement annoncée pour le moment.

« J’ai toujours dit qu’il y avait un intérêt », a rappelé la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne, Dominique Anglade. « Tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas de règles définies, qu’il n’y a pas de dates, qu’on n’a pas le processus, je pense que c’est prématuré », a-t-elle toutefois ajouté.

Je pense qu’on a besoin de reconstruire, c’est un défi qui est hyper important pour le Parti libéral. C’est un moment charnière. De vouloir s’investir, de vouloir transformer les choses, c’est important.

Dominique Anglade, députée libérale
Dominique Anglade répond aux journalistes.

La députée libérale Dominique Anglade, pressentie dans la course à la direction du parti, répond aux questions des journalistes à son arrivée au congrès de Drummondville.

Photo : Radio-Canada

L’ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette a laissé entendre qu’il pourrait s’engager dans la course si des soutiens se manifestaient.

« Actuellement, je ne me considère pas dans une position où j’aurais une chance raisonnable de gagner, mais peut-être qu’à la fin du congrès, ça sera différent. Disons qu’on va peut-être frapper à ma porte et qu’elle va s’entrouvrir », a-t-il déclaré.

Vous me connaissez, ce n’est pas mon genre de me défiler. Est-ce que ce serait le fun de débattre d’enjeux? Certainement.

Gaétan Barrette, député du PLQ

La députée Marwah Rizqy, également considérée comme candidate potentielle, estime pour sa part qu’il faut travailler sur les fondements avant de s’engager plus avant.

« Moi, mon objectif, c’est de gagner en 2022. Donc, ça prend des idées. Ça prend une plateforme qui va nous emmener jusqu’en 2022 pour aller reconquérir tous les Québécois », a-t-elle dit.

Je pense qu’avant de commencer à demander à des gens de m’appuyer, je vais travailler sur les idées avant tout.

Marwah Rizqy, députée libérale

Un an de course

Le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand, s'est adressé aux membres du parti au cours du discours d'ouverture samedi avant-midi.

« Dans le meilleur des scénarios, on a environ un an pour la course au leadership, a-t-il rappelé à son arrivée. Je n’ai pas besoin de vous dire qu’on a encore beaucoup de temps devant nous. Je suis sûr qu’on aura une belle course à la chefferie. »

L'ancien ministre libéral Pierre Moreau a répété aux journalistes sur place, samedi matin, qu'il ne compte pas du tout se lancer dans la course à la direction. Il a souligné qu'il est passé à autre chose, même s'il demeure un militant.

« Je vais le dire au présent, je ne suis pas dans la course et je ne serai pas dans la course. Ça, pour moi, c’est clair », a-t-il dit en mêlée de presse.

Le thème de la laïcité s’est par ailleurs invité dans le débat, les militants ayant à réfléchir sur la position du parti. Les libéraux sont contre l’interdiction du port de signes religieux, et cette position reste dans les faveurs d’une majorité d’entre eux.

Le chef intérimaire Pierre Arcand a rappelé que le caucus était unanimement contre le projet de loi du gouvernement caquiste en la matière.

Certains militants ont toutefois noté que le PLQ aurait tout intérêt à adopter une approche plus nationaliste, notamment en ce qui a trait à la défense du français.

« Si on n’est pas capables d’affirmer avec confiance notre identité, notre langue, notre culture, ceux qui vont en parler avec peur vont récolter les fruits qu’on connaît aujourd’hui », a dit un militant lors d’une plénière.

Les libéraux détiennent 29 sièges sur 125 à l'Assemblée nationale, à la suite de leur défaite électorale d'octobre 2018. Avant le scrutin, ils comptaient 68 sièges.

Et la laïcité

Les militants libéraux sont aussi réunis pour échanger sur plusieurs dossiers, dont l'environnement, la réforme électorale et la délicate position du parti sur la laïcité de l'État et le port de signes religieux par les employés de l'État, une question qui divise les troupes.

Deux camps s'affrontent : ceux qui favorisent le maintien de la position actuelle du parti, soit la liberté totale, et ceux qui prônent le modèle Bouchard-Taylor, soit l'interdiction faite aux employés exerçant une autorité coercitive (policiers, gardiens de prison, procureurs) de porter des signes religieux dans l'exercice de leurs fonctions, une approche qui permettrait de rallier davantage la majorité francophone.

La députée de Saint-Henri–Sainte-Anne, Dominique Anglade, a déclaré que le débat sur ce sujet devait avoir lieu au parti et que les militants devaient pouvoir s'exprimer en toute liberté.

Néanmoins, elle a refusé d'afficher sa position, qui sera divulguée « en temps et lieu », a-t-elle dit.

Avec des informations d'Hugo Lavallée et de La Presse canadienne

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