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La protection du fjord du Saguenay s’organise en Haute-Côte-Nord

On voit le soleil se coucher sur les caps bordant la rivière Saguenay.

Coucher de soleil sur le fjord du Saguenay

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La première d'une série de rencontres d'information en Haute-Côte-Nord sur les risques associés aux projets de GNL Québec, d'Ariane Phosphate et de Métaux BlackRock a eu lieu vendredi soir aux Escoumins.

La rencontre était organisée par le Mouvement citoyen littoralement inacceptable en collaboration avec la Coalition Fjord.

Les conséquences néfastes potentielles de ces projets ont été abordées tant sur le plan environnemental que touristique et économique.

Si ces trois projets se réalisent, l’augmentation très substantielle du trafic maritime dans le fjord du Saguenay et du bruit dans les profondeurs pourraient avoir de graves conséquences pour les bélugas qui dépendent de l’écholocalisation notamment pour communiquer entre eux et pour trouver leur nourriture, font valoir les organisateurs de la rencontre.

Un béluga nage dans l'eau.

Un béluga.

Photo : Meighan Makarchuk

Le projet de GNL Québec et son transport de gaz naturel liquéfié par super pétrolier sur le fjord est particulièrement à surveiller selon Lilas Lamontagne, porte-parole du Mouvement citoyen littoralement inacceptable.

Carte illustrant un tracé partant de Rouyn-Noranda à Saguenay, où GNL Québec veut construire une usine de liquéfaction de gaz naturel et un terminal maritime.

Le corridor à l'étude pour le projet d'implantation d'un gazoduc par GNL Québec s'étend sur 750 kilomètres.

Photo : Radio-Canada

Ce n’est absolument pas logique d’installer un terminal méthanier à cet endroit-là et de faire passer des super méthaniers dans le fjord du Saguenay.

Lilas Lamontagne, porte-parole du Mouvement citoyen littoralement inacceptable

Selon Adrien Guibert-Barthez, porte-parole de la Coalition Fjord, ces méthaniers pourraient avoir un impact énorme sur l’écotourisme d’aventure qui constitue une partie très importante de l’économie de la Haute-Côte-Nord.

M. Barthez posant dans l'entrée de Radio-Canada avant une entrevue.

Adrien Guibert-Barthez est un des instigateurs de la Coalition pour la protection de l'intégrité du fjord.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Ils transportent une matière extrêmement dangereuse, donc il y a des normes de sécurité élevées qu’il va falloir respecter, dont des zones d’exclusion maritime autour des bateaux… et évidemment s’il y a un accident, c’est catastrophique, indique Adrien Guibert-Barthez.

Un navire de transport gaz naturel liquéfié

Un navire de transport gaz naturel liquéfié

Photo : Reuters / Issei Kato

Selon Lilas Lamontagne, la tentative de présenter ce projet comme « vert » ne doit pas être prise au sérieux.

Pour nous, le gaz naturel, ce n’est pas une énergie de transition, tranche Lilas Lamontagne. Actuellement, l’avenir du monde dépend de notre capacité à effectuer la transition énergétique.

Une pétition disponible sur Internet contre le projet de GNL Québec a récolté jusqu’à présent plus de 28 400 signatures.

Le Mouvement citoyen littoralement inacceptable regroupe des résidents des Bergeronnes, de Sacré-Cœur, de Tadoussac et de Baie-Sainte-Catherine.

Une lettre de demande d’appui a été acheminée au Conseil des maires de la MRC de la Haute-Côte-Nord, précise Lilas Lamontagne.

Des rencontres d’information de ce type auront lieu à Sacré-Cœur le 9 mai et Tadoussac le 14 mai.

Des manifestations sur l’eau et sur la terre à divers endroits sur le fjord sont aussi en préparation.

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