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Le Manitoba maintient sa contestation de la taxe carbone

Brian Pallister et Justin Trudeau

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister (à g.) conteste la décision du gouvernement de Justin Trudeau d'imposer au Manitoba une taxe carbone plus élevée que celle que son gouvernement planifiait de mettre en place.

Photo : Radio-Canada / Presse canadienne

Radio-Canada

Le Manitoba maintient sa contestation judiciaire concernant la taxe carbone malgré une décision de la Cour d'appel de la Saskatchewan vendredi favorable à Ottawa pour un dossier similaire.

Alors que la Cour d'appel de la Saskatchewan a estimé que la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre n'est pas inconstitutionnelle, le Manitoba ne démord pas de sa position.

« La décision du gouvernement fédéral est injuste envers les Manitobains. Cela menace les emplois et la croissance économique au travers de la province », déclare le ministre de la Justice, Cliff Cullen.

Le premier ministre, Brian Pallister, a affirmé en avril avoir un dossier légal fort à l’encontre de la taxe fédérale, indépendante de celle en Saskatchewan, et soutenue par l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.

Il a ajouté que le Manitoba était dans son bon droit puisque la province avait originellement proposé sa propre taxe. Cliff Cullen rappelle qu’Ottawa a certes le pouvoir d’imposer sa taxe, mais seulement sur les provinces qui n’appliquent pas la leur.

« Nous avons déposé une contestation non seulement sur la question constitutionnelle, mais également sur le fait que le Canada a agi de manière partiale en rejetant notre plan alors qu’il accorde des traitements de faveur et des exemptions à d’autres provinces », déclare Cliff Cullen.

Le Manitoba clame en effet qu'Ottawa n’a pas imposé sa taxe carbone à d’autres provinces avec des plans qu’il juge moins rigoureux comme au Québec. Brian Pallister a par ailleurs précisé que la province ne recevait aucun crédit sur les investissements déjà faits pour l’énergie verte.

Pour le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont, le premier ministre récolte ce qu’il a semé.

« Brian Pallister a refusé de négocier avec le gouvernement fédéral et est parti en claquant la porte. S’il n’avait pas quitté son poste et était resté à la table des négociations, le premier ministre n’en serait pas à gaspiller du temps et de l’argent pour une guerre perdue d’avance », affirme-t-il.

De l’autre côté du spectre de l'opposition, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Wab Kinew, estime également que le premier ministre est en tort.

« Plutôt que prendre de vraies mesures pour le climat, Brian Pallister prévoit de dépenser des milliers de dollars dans des combats judiciaires sans importance pour lesquels il sait qu’il va perdre », déclare-t-il.

Vendredi, des étudiants manifestaient une nouvelle fois devant le palais législatif pour réclamer des mesures politiques dans le cadre d’un mouvement transcanadien de la jeunesse pour le climat.

Avec des informations de Bartley Kives

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