•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La voiture électrique s'impose de plus en plus au Québec

Les 25 000 visiteurs attendus au Salon du véhicule électrique de Montréal peuvent notamment voir cette Jaguar.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La voiture électrique peine toujours à prendre sa place au Québec. Elle ne représente que 0,6 % du parc automobile de la province, qui compte un nombre record de 6,6 millions de véhicules. Mais les ventes sont à la hausse. À l'ouverture du Salon du véhicule électrique de Montréal, un vent d'optimisme semble souffler sur l'industrie.

Un texte de Sébastien Desrosiers

Près de 25 000 curieux sont attendus à la Place Bonaventure dans les prochains jours. Parmi eux, plusieurs font le vœu de prendre le virage vert, mais ont toujours une voiture à essence.

« Il y a un manque de modèles », trouve Daniel Dion, un visiteur.

Or, c'est en voie de changer. Au cours des deux prochaines années, le nombre de modèles sur le marché pourrait passer d'une quarantaine à près de 200.

« Si les fabricants s'intéressent à produire des nouveaux modèles, c'est parce qu'il y a un intérêt », croit Richard Martin, un autre visiteur. Et l'intérêt est indéniable.

Le nombre de véhicules électriques sur les routes du Québec a pratiquement doublé de 2017 à 2018. La tendance est à la hausse depuis plusieurs années.


À ce rythme, la province pourrait dépasser l'objectif de 100 000 véhicules électriques d'ici 2020, une cible qui semblait presque inatteignable il n'y a pas si longtemps.

« On va peut-être même l'atteindre un peu plus rapidement que ce qu'on avait prévu », dit Johanne Gélinas, présidente-directrice générale de Transition énergétique Québec, qui coordonne le programme Roulez électrique.

C'est une vague de fond qui ne ralentira pas. D'autant plus que le choix de véhicules électriques augmente d'année en année et le marché est plus adapté à la classe moyenne.

Johanne Gélinas, PDG de Transition énergétique Québec

Entrevue avec le chroniqueur automobile Benoit Charette.

Bien qu'elle ne représente toujours qu'une goutte dans l'océan, la voiture électrique contribue à l'expansion du parc automobile québécois.

Steven Guilbeault, directeur du Conseil consultatif fédéral en matière de lutte contre les changements climatiques, signale que son utilisation crée de la congestion et que sa production est polluante.

Pour moi, c'est clair que l'électrification n'est pas la solution. C'est l'une des solutions.

Steven Guilbeault, directeur de Conseil consultatif fédéral en matière de lutte contre les changements climatiques
Steven Guilbeault au Salon du véhicule électrique de Montréal.

Steven Guilbeault au Salon du véhicule électrique de Montréal

Photo : Radio-Canada

« J'ai parfois l'impression d'être un vendeur de chars électriques. Pourtant, je n'ai pas d'auto, je n'ai jamais eu d'auto, je n'en aurai jamais », dit-il.

« Mais il est clair que le vélo ou les transports en commun ne peuvent pas répondre aux besoins de tout le monde. Certains ont besoin d'une voiture. Alors, pour ces gens-là, vivement l'auto électrique », poursuit-il.

Le prochain objectif au Québec est fixé à 1 million de ces véhicules d'ici 2030.

Industrie automobile

Économie