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Ne « kidnappez » plus de jeunes lièvres en parfaite santé

Un bébé lièvre tenu dans les mains d'une personne.

L’an dernier, « entre 33 et 50 % » des jeunes lièvres reçus au centre Living Sky ont survécu.

Photo : fournie par Jan Shadick

Radio-Canada

Le centre de réhabilitation de la faune à Saskatoon, Living Sky Wildlife, demande au public bien réfléchir avant de lui amener des levrauts. Il dit en avoir déjà reçu 22 ce printemps.

Le centre précise qu’il est important d’amener un groupe de levrauts lorsqu’il y en a un de mort ou de blessé dans le clan, indique Jan Shadick, une spécialiste de la réadaptation de la faune dans cette ville qui est peuplée de lièvres de Californie et de lièvres des prairies.

Les lièvres des prairies ont tendance à laisser leurs petits seuls pendant la majeure partie de la journée, et leur mère ne les surveille que deux fois par jour, à l’aube et au crépuscule, pour les nourrir, explique-t-elle.

Les jeunes lièvres ne courent pas assez vite pour échapper aux prédateurs, mais survivent grâce à leur absence d’odeur et à leur immobilité.

Selon Mme Shadick, le public n’est pas toujours au courant de ce mécanisme de défense naturel. « Des personnes bien intentionnées et compatissantes trouvent ces petits lièvres incroyablement mignons, adorables et vraiment vulnérables. Elles présument qu'ils ont été abandonnés ou sont orphelins. »

Un bébé lièvre tenu dans la main d'une personne.

Le centre de réhabilitation a reçu 22 jeunes lièvres ce printemps.

Photo : fournie par Jan Shadick

Toujours selon l’experte, si des levrauts sont attaqués par des corbeaux ou des pies, ils ont encore 50 % de chances de survivre en étant déplacés dans un lieu protégé à proximité et laissés seuls.

Si les lièvres sont « kidnappés », soit emmenés dans un centre de réhabilitation, leur taux de survie devient nettement plus faible, car il est difficile de combler une partie de leurs besoins nutritionnels, estime Jan Shadick.

Tous les jeunes lièvres accueillis au centre de réhabilitation de la faune de Saskatoon ont été pris en charge par un spécialiste de la région.

L’an dernier, « entre 33 et 50 % » des jeunes lièvres reçus au centre Living Sky Wildlife ont survécu, mais Mme Shadick précise que d’autres établissements mentionnent un taux de survie de 5 % ou moins.

Pour déplacer les jeunes animaux, elle conseille d'utiliser une poignée de feuilles ou d’herbe pour éviter de leur transmettre l'odeur humaine. Dans ce cas, ils seraient plus vulnérables aux prédateurs. Finalement, il est préférable de ne les déplacer que de quelques mètres afin de permettre à leur mère de les retrouver.

Avec les informations de Kelly Provost, CBC News

Saskatchewan

Faune et flore