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Explorer de nouvelles pratiques pour transmettre les langues autochtones

Une école micmaque en hiver

École de Gesgapegiag

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Une centaine d'enseignants de partout au Québec étaient réunis, cette semaine, à Gesgapegiag pour échanger sur la réussite éducative des jeunes autochtones.

La directrice des Services éducatifs pour le Conseil en éducation des Premières Nations, Annie Gros-Louis, estime que des rencontres comme celles de cette semaine permettent aux enseignants de partager leurs meilleures stratégies pour accompagner les jeunes dans leur parcours scolaire et les aider à réussir.

Une des stratégies connues de la réussite est la réappropriation culturelle dans le programme scolaire selon la directrice de l'école micmaque de Gesgapegiag, Sheila Gedeon.

Elle juge que le programme du ministère de l’Éducation n’est pas représentatif des Premières Nations. On commence seulement même au Québec à éduquer les gens sur la vraie histoire autochtone, illustre Mme Gedeon.

Selon les participants au colloque, la transmission de la langue maternelle et de la culture des communautés, comme celles des Micmacs, passe plus que jamais par l’implantation d’approches basées sur les valeurs autochtones dans les écoles.

Madelaine Metallic explique quelque chose à une élève à l'aide d'une tablette électronique

Depuis le début des années 2000, un programme d'immersion en micmac est disponible à Listuguj. Offert seulement en maternelle au départ, il s'étend maintenant jusqu'à la 5e année et rassemble une soixantaine d'enfants.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Pour certains, il s’agit d'une décolonisation de l’école.

Les Autochones ont aussi besoin de modèle de réussite comme Céline Martin-Mantarci. Diplômée en enseignement, elle a choisi de revenir travailler dans sa communauté natale, Gesgapegiag. C'est juste de transmettre mon expérience. Grandir ici, sur la réserve, en parlant français, anglais, et apprendre le micmac quand j'étais jeune. Fait que j'ai dit : "I had to give back" [traduction libre : je devais redonner à la communauté], raconte l’enseignante.

L’exemple de Céline Martin-Mantarci ou encore la volonté de la communauté de donner une image positive de l’école deviennent autant de pistes à explorer pour donner le goût de l’école aux jeunes autochtones.

Le Symposium sur l’éducation du Conseil de l’éducation des Premières Nations en est à sa seconde édition.

Avec les informations de Pierre Cotton

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Autochtones