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Partielle dans Nanaimo-Ladysmith : une élection à valeur de test

Un homme dépose un bulletin de vote dans une boîte de scrutin

À six mois des élections générales, les partis politiques sont à l'affût des tendances électorales.

Photo : Radio-Canada

Adrien Blanc

Le scrutin dans la circonscription de Nanaimo-Ladysmith, dans le centre de l'île de Vancouver, est le dernier avant l'élection générale fédérale d'octobre. La participation devrait jouer un grand rôle dans l'issue du vote.

Les 60 000 électeurs sont appelés à choisir l’un des sept candidats au siège de député laissé vacant par Sheila Malcolmson, qui a été élue députée provinciale en janvier.

Sheila Malcolmson, candidate pour le Nouveau Parti démocratique (NPD), avait remporté la circonscription de Nanaimo-Ladysmith à l’élection fédérale de 2015 avec 33 % des voix, devant les candidats conservateur et libéral, qui avaient obtenu 23 % chacun. Le candidat du Parti vert, Paul Manly, avait emporté 19 % des voix. Il se présente à nouveau dans cette élection partielle.

Le NPD a pour candidat Bob Chamberlin, vice-président de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique. Michelle Corfield représente quant à elle le Parti libéral du Canada.

Quant au Parti conservateur, son candidat est John Hirst. Jennifer Clarke représente le Parti populaire du Canada, et Brian Marlatt, le Parti progressiste canadien.

Nicolas Kenny, analyste politique et professeur d’histoire à l'Université Simon Fraser, rappelle que la participation est plus faible lors d’une élection partielle que lors d’une élection générale. Ainsi, en février, l’élection partielle dans Burnaby-Sud n’avait mobilisé que 30 % des électeurs.

Une faible participation est une aubaine pour les opinions minoritaires, selon Nicolas Kenny. Ceux qui se déplacent ont tendance à être les électeurs les plus motivés, explique-t-il. Ils ont une opposition à exprimer.

L’avenir du pipeline Trans Mountain pourrait servir de catalyseur. Est-ce que les électeurs vont envoyer un message contre ce pipeline à M. Trudeau, au gouvernement fédéral et à M. Kenny en Alberta, demande l’analyste. Est-ce que le prix du carburant va aussi jouer dans la balance?

Le Parti libéral pourrait aussi voir dans le résultat de lundi un signe de la réaction de l’électorat à l’affaire SNC-Lavalin, estime-t-il.

C’est l’échauffement avant le match!

Nicolas Kenny, professeur d’histoire à l’Université Simon Fraser

Les conservateurs, qui sont en tête dans les sondages nationaux, pourraient chercher à profiter d’une division du camp progressiste grâce notamment à la montée du Parti vert, qui a connu une avancée lors de l’élection partielle de l’Île-du-Prince-Édouard, le 23 avril.

Tout le monde a quelque chose à gagner dans la mesure où c'est le moment pour les différents partis de tester leur message , pense Nicolas Kenny.

Colombie-Britannique et Yukon

Élections fédérales