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Changements climatiques : une question de l’épreuve de français suscite l'indignation d'élèves

Le reportage de Mathieu Prost
Charles D'Amboise

« Peut-on s'adapter aux changements climatiques? » La question, posée jeudi dans l'épreuve uniforme de français des élèves de 5e année du secondaire partout au Québec, a causé une vague d'indignation sur les réseaux sociaux.

Vendredi matin, plus de 35 000 personnes – majoritairement des élèves – s'étaient joints à un groupe qui avait été créé, au départ, pour que les finissants du secondaire échangent sur l’examen en question.

La page Facebook, intitulée « Examen du ministère 2019 », a pris une autre tournure lorsque les milliers d’élèves ont voulu dénoncer l’angle de la question au sortir de l'examen.

« C’est normal que ça intéresse les élèves. On fait des mouvements pour l’environnement. Il n’y a rien qui se passe et on nous fait passer un examen là-dessus », affirme Francis Claude, administrateur et créateur du groupe Facebook en question.

L’élève à l’école secondaire du Mont Sainte-Anne estime que le ministère de l’Éducation a fait preuve de maladresse envers sa génération.

Il ne faut pas s’adapter aux changements climatiques. Il faut tenter de les inverser.

Francis Claude, élève

« On veut faire changer les choses [par rapport aux changements climatiques]. On fait des recherches et on se rend compte qu’il faut agir vite. […] On fait des manifestations, et la réponse du gouvernement, c’est de nous faire passer des examens là-dessus. Tout ce qu’on va écrire dans nos textes, ils ne liront jamais ça. On dirait qu’ils rient de nous », affirme-t-il.

Francis Claude estime qu’à la sortie de l’examen, l’indignation était palpable chez les élèves.

« On dirait qu’ils nous abandonnent. On dirait qu’ils laissent les gaz à effets de serre à notre génération. Après, ils nous disent : il est trop tard, adaptez-vous. C’est comme ça qu’on l’a vu. »

Le ministre réagit

Questionné sur la situation hier lors d’une étude de crédits, le ministre de l’Éducation a affirmé qu’il n’était pas au courant de la question, qui relevait plutôt des fonctionnaires du ministère de l’Éducation.

Jean-François Roberge a tout de même salué la mobilisation des étudiants. « C’est porteur d'espoir, qu’ils soient intéressés à agir concrètement. Sincèrement, c’est formidable. Je trouve que c'est porteur d'espoir », a-t-il affirmé.

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