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Des citoyens de Rouyn-Noranda se réunissent pour discuter du projet de Gazoduq

Des personnes dans un auditorium en écoutent trois autres qui présentent devant la salle.

Une trentaine de personnes ont assisté à la rencontre citoyenne organisée à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Marie-Hélène Paquin

Une trentaine de personnes étaient réunies au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda jeudi soir pour discuter du projet de l'entreprise Gazoduq qui traverserait l'Abitibi.

Il s’agissait de la deuxième soirée de mobilisation organisée par le regroupement « Gazoduq, parlons-en », qui s’était réuni à Amos la semaine dernière.

Les citoyens ont pu en apprendre plus sur les possibles impacts environnementaux du projet.

La soirée était animée par Henri Jacob, président de l’Action boréale, Adeline Laquerre et Rodrigue Turgeon, qui sont aussi membres du comité citoyen de protection de l’esker.

Ce dernier a assisté à la rencontre entre l'entreprise et les maires de la MRC d'Abitibi la semaine dernière.

Tout le monde était sur le stress et, en sortant, le maire de Saint-Mathieu a dit : "Yes, ça ne passe pas chez nous". Le maire d'Amos a dit : "Yes, ça ne passe pas chez nous". Mais, ce n'est pas ça la vraie question, c'est de dire qu'il va passer quelque part quand même. Ce qu'on veut, c'est d'insuffler un vent de solidarité et que même si vous n'êtes pas dans une muncipalité qui est directement visée, au-delà de ça, c'est l'Abitibi, c'est notre territoire et c'est tout le Québec qui se préoccupe présentement de ça, a déclaré Rodrigue Turgeon à la foule réunie.

Deux hommes et une femme animent une présentation.

Rodrigue Turgeon, Henri Jacob et Adeline Laquerre

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Le professeur à l’école d’études autochtones de l’UQAT et citoyen de Val-d'Or, Sébastien Brodeur-Girard, a assisté à la soirée. Il dénonce la façon dont la compagnie a agi jusqu'à maintenant.

La compagnie fait des consultations sur le tracé de projet, alors qu'il n'a jamais été question de savoir si le projet était une bonne idée ou non au départ, si les gens étaient d'accord ou non au départ, alors ça, ça pose problème, fait-il valoir. Ensuite, c'est de voir comment le projet est tronçonné en différents morceaux. Ici, on a une compagnie qui veut parler strictement du pipeline qui passe à travers l'Abitibi, alors qu'on sait très bien que ce pipeline-là est relié à des gaz de schiste produits dans l'Ouest canadien.

Les citoyens ont également eu l’occasion de poser leurs questions et de proposer des moyens de mobiliser la population.

Une rencontre similaire aura lieu à Val-d’Or la semaine prochaine.

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