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De jeunes Ontariens marchent pour le climat

Des centaines de personnes sur la colline du Parlement pendant une manifestation.

Les manifestations précédentes ont eu lieu le 15 mars, dont celle-ci sur la colline du Parlement à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

Miguel Lachance

Des manifestations sont organisées vendredi un peu partout au pays, dont à Toronto et dans le Grand Sudbury, alors que plusieurs élèves et étudiants participent à une journée nationale de grève afin de demander aux élus d'agir pour contrer les changements climatiques.

Dans le Grand Sudbury, quelques centaines de jeunes du primaire et du secondaire, dont bon nombre de francophones, sont rassemblés à l’Université Laurentienne pour participer à une marche.

Selon une des organisatrices du rassemblement, Alicia Beaudry, les élèves ont fabriqué eux-mêmes leurs bannières et pancartes.

Plusieurs jeunes, dont Alicia, prononceront des discours pour sensibiliser la population à la cause.

Alicia Beaudry raconte qu’elle a entendu parler des grèves pour le climat et que le mouvement a pris de l’ampleur depuis, notamment dans le Nord de l’Ontario.

Elle est encouragée par l’intérêt que portent autant de jeunes à l’avenir de la planète.

Une carte du Canada avec plusieurs épingles montrant l'emplacement d'un rassemblement.

Des manifestations sont organisées un peu partout au Canada.

Photo : Friday For Future

Même son de cloche du côté d’Aliénor Rougeot, étudiante à l’Université de Toronto et une des organisatrices nationales du mouvement.

Elle croit que la participation à la journée de grève du 15 mars a été impressionnante, même si le mouvement au Canada est encore pour l’instant plus timide qu’en Europe.

La jeune Greta Thunberg lors d'une allocution à Rome

La journée nationale de grève est inspirée par les manifestations répétées de Greta Thunberg devant le parlement suédois.

Photo : Reuters / Yara Nardi

Du côté de Toronto, les jeunes vont se rassembler à 12 h 30 devant Queen’s Park, explique Mme Rougeot.

Les manifestants se dirigeront ensuite vers l’hôtel de ville pour y rencontrer des conseillers municipaux.

En marge de la manifestation, des élèves vont écrire sur des rubans le nom d’une chose qu’ils craignent de perdre à cause des changements climatiques.

Ces rubans seront accrochés à une structure qui sera transportée pendant la marche à travers la ville.

C’est une façon d’aborder l’idée que le réchauffement climatique, c’est dangereux pour la santé mentale des gens [...] et qu’il faut reconnaître que les gens risquent fort de perdre une chose qui leur est très précieuse.

Aliénor Rougeot, organisatrice

Mme Rougeot espère que la Ville de Toronto décidera de déclarer l’état d’urgence climatique, en vue de faire pression sur les autres ordres de gouvernement et d'envoyer un message clair aux citoyens.

Elle souhaite l’adoption par les gouvernements fédéral et provinciaux d’objectifs plus ambitieux de réduction des émissions de carbone, ainsi que de lois pour protéger l'environnement et les territoires autochtones, entre autres.

Une journée de grève mondiale pour le climat aura lieu le 27 septembre.

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