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Resserrement des règles pour l’école à la maison : des familles réclament le statu quo

Une enseignante supervise de jeunes élèves qui travaillent sur la table de la cuisine.

Les cinq enfants de Cynthia Guilbault travaillent sur la table de la cuisine.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette

Radio-Canada

Des parents de la région qui font l'école à la maison se mobilisent contre les règles plus sévères que veut leur imposer le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

Les familles vont manifester à la Place du Citoyen à 11h vendredi avant de rencontrer le député de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Tremblay. Elles se rendront à Québec le 7 mai pour faire connaître leurs revendications à l'Assemblée nationale.

Aaron Shroeder-Tabah et Cynthia Guilbault ont aménagé une salle de classe à la maison pour faire l'école à leur cinq enfants âgés de 7 à 14 ans. Chacun apprend à son rythme selon un plan approuvé par Québec.

On ne veut pas les limiter, on ne veut pas qu'ils soient cadrés. On veut qu'ils développent une passion pour la connaissance et que ce ne soit pas un fardeau, explique la mère des enfants, Cynthia Guilbault.

Dès l'automne prochain, le gouvernement veut serrer la vis aux parents des quelque 5000 enfants instruits à domicile. Le ministre de l'Éducation craint que des jeunes n'aient pas accès à une formation de qualité. Ils devront donc suivre des règles plus sévères comme un calendrier d'apprentissage et des examens ministériels obligatoires, le tout surveillé par des contrôleurs qui visiteront les élèves à la maison.

La réforme est contestée puisqu'elle enlèvera toute liberté aux familles qui font ce choix.

Les gens qui font l'école à la maison n'ont rien à cacher. L'évaluation, c'est une bonne chose. Il faut que les enfants soient évalués. La méthode d'évaluation, par contre, c'est là qu'on peut avoir un petit hic.

Aaron Shroeder-Tabah, père de cinq enfants

Aaron Shroeder-Tabah explique que lorsqu’il est question d'examens, il devient nécessaire d’apprendre une matière précise à un moment précis.

Si on a une évaluation par portfolio ou d'autres méthodes critériées, on peut se permettre d'avoir plus de flexibilité, soit pour l'enfant en difficulté, soit pour celui qui est en avance, renchérit-il.

Cynthia Guilbault ajoute que l’adoption de nouvelles lois est généralement motivée par de la négligence.

Marie-Line Bouchard s'amuse dans sa cour extérieure avec ses enfants.

Marie-Line Bouchard s'amuse à l'extérieur avec ses enfants et leur amie.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette

C’est triste parce que le restant du monde qui est correct est pénalisé à cause de ça, poursuit la mère de famille.

Une méthode personnalisée

Marie-Line Bouchard fait également l’école à la maison. En plus des matières obligatoires, l'ex-enseignante apprend à ses enfants à réparer auto et vélos, une formule que la progéniture préfère à l'école traditionnelle.

J'aime le fait qu'on fait d'autre chose que de l'école. On apprend plus.

Malcolm Lacroix, fils de Marie-Line Bouchard

Son frère, Elliot, aime la flexibilité que lui procure l’école à la maison.

Marie-Line Bouchard demande le statu quo au ministre Roberge et, surtout, l’implore de faire confiance aux parents.

Marie-Line Bouchard assise dans sa cuisine.

Marie-Line Bouchard enseigne à la maison à ses quatre enfants.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette

L'école à la maison deviendrait comme si les enfants étaient à l'école. La seule différence serait qu’ils n’auraient pas besoin de se déplacer, note Marie-Line Bouchard.

Les familles ont jusqu'au 10 mai pour faire entendre leurs revendications auprès du ministre.

D’après le reportage de Priscilla Plamondon-Lalancette

Saguenay–Lac-St-Jean

Éducation