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L’Ontario contrôle le développement des lignes de métro, mais négocie encore avec Toronto

Un wagon du métro de Toronto

Le premier ministre Doug Ford a promis quatre nouvelles lignes de métro et de train léger à Toronto pour 28,5 milliards de dollars.

Photo : Radio-Canada

Xavier Savard-Fournier

Le projet de loi du ministre des Transports, Jeff Yurek, confirme ce qu'on savait déjà : le gouvernement sera maintenant responsable de la construction des nouvelles lignes de métro à Toronto et de la croissance du réseau de la Commission de transport de Toronto (CTT), tout en poursuivant ses négociations avec la Ville pour récupérer la gestion complète du réseau.

Avec la Loi de 2019 pour un Ontario en mouvement, l’agence provinciale Metrolinx est dorénavant responsable des nouveaux projets de transport en commun rapide ou des projets de prolongement de transport en commun rapide.

Le gouvernement est donc la seule entité qui décidera où, quand, comment et pourquoi l'Ontario étendra son réseau de métro.

Également, ni la Ville de Toronto ni tout autre organisme municipal, incluant la CTT, n’aura le droit de poursuivre des travaux sur les projets sans l’aval du ministre des Transports lui-même.

Par contre, avant la présentation de son projet de loi, le ministre Yurek réaffirmait que les discussions avec la Ville se poursuivent. Nous ne savons pas encore de quoi aura l’air la prise en charge du métro, a-t-il expliqué.

À la veille du dépôt du budget provincial, le premier ministre Doug Ford avait dévoilé un plan ambitieux de 28,5 milliards de dollars pour l'expansion du transport en commun à Toronto, promettant notamment une nouvelle ligne de métro au centre-ville d'ici 2027.

Un ministre des Transports omnipotent

D’après le nouveau projet de loi, tous les ajouts au réseau de transport passeront à l’avenir, d’une manière ou d’une autre, par le ministre des Transports.

M. Yurek s’est assuré de garder un contrôle sur les projets puisqu’il devra approuver les propositions de Metrolinx.

Le ministre pourra également donner des directives auxquelles la Ville et la CTT devront se conformer.

De plus, lorsqu’un projet de transport en commun a été préapprouvé par le ministre, il sera même interdit à la Ville et à la CTT de prendre des décisions entourant le développement du réseau.

Une vendetta de Ford contre Toronto

Pour la porte-parole néo-démocrate en matière de Transports Jessica Bell, tout ceci fait partie de la vendetta de Ford contre Toronto.

La porte-parole néo-démocrate en matière de Transports Jessica Bell.

La porte-parole néo-démocrate en matière de Transports Jessica Bell.

Photo : Radio-Canada

La CTT ne devrait pas appartenir à la province, dit-elle, mais plutôt aux Torontois et Torontoises qui l’ont financé depuis des dizaines d’années.

Ikea vous donne plus de détails sur comment construire un lit que Doug Ford nous en a donnés sur son plan de développement du réseau.

Jessica Bell, porte-parole néo-démocrate en matière de Transports

La directrice du groupe militant TTC Riders, Shelagh Pizey-Allen, craint que la prise en charge par la province soit entérinée sans consultation, en déchirant les plans de la Ville de Toronto.

Le plan provincial, ce sont des dessins sur une carte, c’est pas un plan. On pense que le projet de loi va nous faire recommencer à zéro, présente-t-elle.

La députée Jessica Bell a peur également que certaines nouvelles lignes soient privatisées et qu’elles ne soient pas intégrées au réseau de la CTT, comme le train UP Express entre la gare Union et l’aéroport Pearson.

Toronto

Transport en commun