•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La « part du lion » de la hausse du financement ira aux cégeps régionaux, selon le ministre

Le représentant syndical Alain Dion s'est prononcé à l'Assemblée nationale entouré des élus du PQ dans l'Est-du-Québec.

Le représentant syndical Alain Dion, qui travaille au Cégep de Rimouski, entouré des élus péquistes de l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada

Interrogé par le député de Bonaventure sur l'augmentation des crédits pour les établissements collégiaux annoncés dans le dernier budget, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, a affirmé que les établissements en région obtiendraient la « part du lion » de cette augmentation, sans pour autant mentionner un montant précis.

Jeudi matin, des représentants syndicaux de professeurs de cégep de l'Est-du-Québec ont réclamé un meilleur financement de leurs établissements lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

Ils étaient les invités des députés péquistes du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie à l'Assemblée nationale, élus avec lesquels ils font cause commune.

Le ministre de l'Éducation s'est montré très ouvert à l'idée soumise par les représentants des syndicats des professeurs de cégep de l'Est-du-Québec de mieux financer les programmes collégiaux en région avec de faibles effectifs étudiants.

Je pense que les gens en région vont recevoir de très très bonnes nouvelles prochainement, à cet égard-là, mais à tellement d’autres égards, sincèrement, on les a écoutés pour vrai.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, explique que les régions vivent un grave problème de démographie et que la qualité des services offerts en région, notamment en éducation, est fondamentale pour retenir les jeunes.

Quel genre de nation voulons-nous? Une nation concentrée de plus en plus entre Montréal et Québec qui va réquisitionner l’ensemble des ressources de l’État? Ou une nation qui occupe et s’occupe de son territoire?

Sylvain Roy, député de Bonaventure
Clocher du campus de Gaspé.

Clocher du Cégep de la Gaspésie et des Îles

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Les représentants syndicaux veulent que le gouvernement provincial révise le nombre minimal d'étudiants pour offrir un programme d'études collégiales. Celui-ci est actuellement établi à dix étudiants, mais Alain Dion, le président du Syndicat des professeurs du Cégep de Rimouski, souhaiterait que ce nombre soit réduit à sept.

Sept élèves, ça a l’air petit pour des collèges des grands centres, mais en région c’est vraiment très, très, très important. Mais à sept élèves, on a une relation pédagogique qui est vraiment très efficace; financièrement, c’est rentable, et surtout ça permet de garder des jeunes chez nous. L’objectif, c’est de garder des jeunes dans la région, qui ont accès à des programmes de leur choix, explique Alain Dion.

Le représentant syndical allègue que plusieurs cégeps ont de la difficulté à atteindre le nombre minimal d'inscriptions actuel, et que plusieurs ont dû suspendre et fermer des programmes faute d'effectifs étudiants.

Et souvent, c'est des programmes qui offrent un accès à l'emploi très, très important, ajoute-t-il.

Dernière journée de préparation pour les étudiants des cégeps de l'Est-du-Québec.

Un étudiant près de l'entrée des résidences du cégep de Rimouski (archives)

Photo : Radio-Canada

De son côté, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, disait plus tôt aujourd'hui qu'il espérait que cet appel, fait d'une seule voix, se soldera par des actions concrètes le gouvernement Legault.

Il y a un moment charnière dans l’histoire des cégeps au Québec, mais particulièrement pour les plus petits cégeps qui ont de grandes ambitions pour leur territoire. Pour les étudiants de ce territoire, mais également pour ceux d’ailleurs qui viennent vivre une expérience chez nous.

Pascal Bérubé croit qu’il faut changer les règles et que ça nécessite une volonté politique.

D’après les informations de Denis Leduc

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Bas-Saint-Laurent

Politique provinciale