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Près de 1000 $ de loyer par mois pour étudier à Toronto

Des étudiants qui marchent dans un corridor.

Selon une étude de Meal Exchange, 47,5 % des étudiants sondés affirment que le prix de leur logement affecte leur alimentation.

Photo : Radio-Canada / CBC/Erik White

Fanny Geoffrion

Les étudiants de Toronto payent un loyer moyen de 924 $ par mois, entre 200 et 300 $ de plus que la moyenne des étudiants en Ontario. Pourtant, le gouvernement provincial ne tient pas en compte cette différence de prix pour déterminer le montant des prêts accordés aux étudiants.

Ce sont les conclusions d'une étude menée par des chercheurs de quatre universités de Toronto, qui dénoncent la crise du logement à laquelle font face les 180 000 universitaires de la Ville-Reine.

Depuis 2017, le projet de recherche a permis à 116 étudiants, issus de six campus différents, d’expliquer les défis qu’ils rencontrent pour se loger. Certains d'entre eux qui choisissent de payer le plein prix pour vivre près de leur campus disent devoir vivre avec plusieurs colocataires, sans avoir accès à une cuisine.

D’autres, qui choisissent plutôt de rester chez leurs parents, abandonnent le projet d’étudier dans certains domaines, car les campus sont trop éloignés, ou bien ils passent plusieurs heures par jour dans les transports en commun, comme c’est le cas pour Shameeza Gafoor, qui termine son baccalauréat à l’Université Ryerson.

Ma décision d'étudier à Ryerson était entièrement basée sur le logement, pour vivre avec ma famille. Mais chaque jour, je dois quand même me rendre à Ryerson, ce qui prend environ 1 h 30, parce que je ne peux pas me payer un logement près de l'université.

Shameeza Gafoor, étudiante de l’Université Ryerson

Répercussions sur la qualité de vie

Luisa Sotormayor, une des chercheurs qui a mené l'étude, affirme que ce manque de logements abordables pour les étudiants a des impacts multiples, sur leurs résultats académiques, sur leur santé mentale, mais aussi sur leur alimentation.

Une de nos conclusions principales est que le coût du logement affecte leur alimentation. Nous entendons des étudiants se plaindre qu'ils n'ont pas accès à une cuisine ou à des aliments frais.

Luisa Sotormayor, professeure adjointe de la Faculté des sciences de l'environnement de l'Université de York

Au cours des prochains mois, les chercheurs cumuleront et analyseront des données quantitatives dans le but de faire des recommandations aux décideurs politiques. Pour le moment, les universitaires revendiquent notamment plus d’options de logements abordables sur les campus et plus de ressources pour les aider à trouver des logements hors des campus.

Le ministre des Affaires municipales et du Logement, Steve Clark, qui s’est engagé jeudi à augmenter le nombre d’habitations à prix abordables dans la province, affirme lui-même qu’une crise du logement sévit présentement en Ontario. Le gouvernement Ford dit entre autres vouloir réduire les lourdeurs administratives qui nuisent à la construction de nouveaux logements.

Depuis 20 ans, seuls 7 % des immeubles construits dans la Ville Reine étaient destinés au logement.

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