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Nouvelle technologie pour lier les mères et leur bébé prématuré

Un bébé prématuré dans un incubateur, avec un tube qui l'aide à respirer dans le nez.

Les nouveau-nés prématurés peuvent demeurer des jours, voire des semaines, aux soins intensifs.

Photo : AFP/Getty Images / PHILIPPE HUGUEN

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouveau projet pilote, mis à l'essai depuis novembre à l'Hôpital Misericordia, entend assurer le lien qui unit une mère et son enfant, même lorsque les deux ne peuvent demeurer à proximité au terme de l'accouchement. L'expérience, une première en Alberta, réjouit les familles qui en profitent, en plus d'apporter des bénéfices étonnants sur la santé des mères et des nouveau-nés.

Une femme fait un sourire à la caméra.

Cathy Lane

Photo : Radio-Canada / Hugo Lévesque

« Mon fils est né avec six semaines d'avance. Dès qu'il est né, c'est comme si on me l'avait enlevé », se rappelle Cathy Lane, nouvellement mère du petit Lorcan, 6 mois.

Grâce à un nouveau logiciel installé sur iPad, Cathy a pu regarder son fils, l'entendre et lui parler, malgré la distance qui les séparait.

« C'était rassurant de voir qu'il était bien entouré, que les médecins et le personnel veillaient sur lui. Je pouvais voir qu'il respirait, je pouvais lui chanter des berceuses... », explique Cathy Lane, dont le fils est aujourd'hui est en parfaite santé.

Le Dr Maboo Shaik, qui travaille à l'unité des soins néonataux intensifs, est convaincu que sa technologie fait un grand bien aux deux familles qui profitent en moyenne chaque semaine de la technologie NowICU.

Un homme portant des lunettes.

Le Dr Maboo Shaik

Photo : Radio-Canada / Hugo Lévesque

« Ça permet de réduire l'anxiété non seulement des parents, mais aussi celle des nouveau-nés, explique-t-il. C'est aussi essentiel que la mère puisse entendre pleurer son enfant, puisque les cris d'un nourrisson stimulent la production de lait. »

L'application ressemble en tout point à FaceTime, mais en mieux, assure le personnel de l'Hôpital Misericordia.

Une femme dans une salle d'hôpital.

Cathy Lane peut voir et parler à son fils, même s'il se trouve dans une autre salle de l'hôpital Misericordia.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lévesque

« Toutes les communications sont cryptées, ce qui assure un niveau de sécurité et d'intimité inédit », résume le Dr Shaik, qui dit « frissonner chaque fois qu'une famille voit pour la première fois son nouveau-né à travers l'écran ».

« Les parents se mettent à pleurer, le personnel infirmier se met à pleurer, tout le monde se met à pleurer », s'exclame le médecin.

Un homme tient un bébé dans sa bras en regardant une tablette électronique.

Lorcan et son père, James, regardent Cathy, qui se trouve dans une autre salle de l'hôpital Misericordia.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lévesque

Grâce à cette technologie, Cathy Lane a pu envoyer une vidéo de son enfant à sa famille, en Allemagne.

Preuve que l'application NowICU a son utilité : le petit Lorcan, qui pleurait à pleins poumons dans les bras de son père lors de la présentation, a aussitôt arrêté lorsque sa mère est apparue à l'écran.

Il suffisait qu'elle entonne une berceuse dans sa langue maternelle pour que son bébé s'endorme dans la pièce voisine.

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