•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pier-André Côté se plait chez les professionnels

Pier-André Côté se plait chez Rally Cycling

Photo : Radio-Canada

Guillaume Piedboeuf

Propulsé sur le circuit professionnel continental cette année, Pier-André Côté est comblé par la vie dans sa nouvelle équipe. Le cycliste de Saint-Henri-de-Lévis croit avoir trouvé en Rally UHC Cycling la formation idéale pour passer au prochain niveau.

On sent tout de suite que c’est une coche au-dessus. On est traité différemment. Toutes les décisions sont prises pour que les coureurs soient confortables, en forme et le plus heureux possible, lance Pier-André Côté à propos de sa nouvelle réalité.

Évoluant sur le circuit canadien dans le maillot de l’équipe Silber Pro Cycling l’été dernier, l’athlète de tout juste 22 ans a fait tourner des têtes, remportant notamment deux épreuves du Tour de Beauce. Des performances qui lui ont permis d’apposer sa signature au bas d’un contrat de deux ans avec la formation américaine Rally UHC Cycling.

C’est vraiment le sport professionnel, maintenant, et ça fait une grosse différence. Mais j’adore les gars avec qui je cours et le reste du personnel de l’équipe. C’est que du positif, explique celui qui a récemment participé au Tour de Turquie avec sa nouvelle formation. L'éprouvante épreuve du UCI World Tour de 1000 kilomètres en six jours représentait un grand défi pour le jeune Québécois.

J’étais vraiment content et surpris de voir qu’au fil du Tour, je me sentais quand même bien chaque jour, se réjouie-t-il, avouant qu’il se sentait plus à sa place que lorsqu’on lui a offert, en 2017 et 2018, des places sur la ligne de départ des Grands Prix Cyclistes de Québec et Montréal.

Les dernières années, je me présentais là un peu comme une victime qui ne fait que subir la course. J’étais probablement le moins costaud des coureurs à prendre le départ. Mais à force de faire des courses de ce calibre, j’ai l’impression que je deviens de plus en plus compétitif. Ça ne s’est pas encore transformé en résultats concrets, mais je sens que je suis capable de me battre.

À Québec pour quelques mois

Revenu à Québec pour compléter sa session universitaire en actuariat, le cycliste natif de Gaspé passera les prochains mois à la maison, sur la rive-sud de Québec. Il courra en juin le Tour de Beauce, le Grand Prix Cycliste de Saguenay et les championnats canadiens sur route, également tenus en Beauce.

S’il estime avoir une chance de remporter le titre canadien senior, Côté se donne surtout comme objectif de mettre la main sur le titre U23. C’est ma dernière année U23 et j’ai été vice-champion il y a deux ans, rappelle-t-il.

Son calendrier de compétitions pour le reste de l’été n’est pas tout à fait établi, mais le jeune athlète sait d’ores et déjà qu’il retournera courir en Europe avant de revenir à Québec pour les Grand Prix Cyclistes, en septembre.

Il ne s’en cache pas, son objectif est de participer aux courses les plus relevées possibles… quitte à souffrir.

Personnellement, j’aime beaucoup mieux me faire donner des volées par les meilleurs au monde dans les plus grosses épreuves de mon sport que de faire des courses de deuxième ordre et quand même me faire donner des volées parce les gars sont vraiment bons quand même, illustre-t-il sourire en coin.

Perdre ses complexes

Il s'est d'ailleurs frotté, en Turquie, à deux des meilleurs sprinteurs au monde en Mark Cavendish et André Greipel. Des idoles de Pier-André Côté qu’il doit, de son propre aveux, cesser de voir comme supérieurs.

C’est que le Québécois espère, « à moyen et long terme », être capable de rivaliser avec les meilleurs au monde. Rally UHC Cycling estime que c’est comme puncheur que Côté a le plus de potentiel et il se voit déjà donner un rôle de meneur dans l’équipe sur certains types de parcours.

Pour un puncheur comme moi, l'idéal est un parcours relativement facile, mais avec une arrivée plus difficile. Pas des sprints super propres sur du plat. Une arrivée avec un peu de dénivelé ou une bosse vers la fin du parcours qui freine les sprinteurs plus puissants.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

Cyclisme

Sports