•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les ingénieurs du futur : 200 élèves franco-ontariens et leurs robots

Quatre élèves mettent en marche deux robots.
En appuyant sur ces boutons, ces jeunes ingénieurs envoient leur robot au combat. Photo: Radio-Canada / Didier Pilon
Radio-Canada

Plus de 200 élèves ont eu la chance de mettre leur robot à l'épreuve lors de la 4e édition du concours de robotique ROBO-SLAM à l'Université Laurentienne de Sudbury, en Ontario. Les jeunes ingénieurs de 9 à 12 ans ont conçu des robots capables de relever l'un de deux défis : sillonner un parcours à obstacle ou remporter un combat de lutte.

Imaginez-vous qu’une mine s’est effondrée et que des mineurs sont pris à l’intérieur, explique Lynne Riutta, conseillère pédagogique du Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario.

Ce scénario met en situation le défi de sauvetage minier.

Lynne Riutta.Lynne Riutta, conseillère pédagogique du Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario. Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Pour aider les mineurs, les élèves doivent construire un robot qui peut leur apporter des sacs de provisions, tout en évitant les débris.

De manière plus concrète, les robots doivent reconnaître et déplacer des objets à des endroits précis, tout en évitant certains obstacles.


De plus, lors de l’effondrement, certains robots ont court-circuité et ont commencé à se battre entre eux, ajoute-t-elle.

Le deuxième défi consiste donc à pousser son adversaire hors d’un dohyo, un cercle de lutte sumo.

Les emplois de l’avenir

À l’occasion du concours, Sébastien Gemme, un ingénieur à l’Agence spatiale canadienne à Montréal, s’est déplacé à l’Université Laurentienne pour donner aux élèves un aperçu du futur de la robotique.

Il explique que des avancements en l’intelligence artificielle seront au cœur de l’exploration spatiale.

Sébastien Gemme, ingénieur de l’Agence spatiale canadienneSébastien Gemme est ingénieur de l’Agence spatiale canadienne. Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Les emplois du futur seront en robotique, mais centrés sur les logiciels, explique-t-il.

La prochaine station spatiale ne sera habitée qu’un mois par année. Le reste du temps, elle devra fonctionner de manière autonome, ce qui veut dire que le [troisième] bras canadien devra fonctionner avec de l’intelligence artificielle.

Sébastien Gemme, ingénieur à l’Agence spatiale canadienne à Montréal
Marie-Hélène Fillion.Marie-Hélène Fillion est professeure en génie minier à l’École de génie Bharti de l’Université Laurentienne. Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

De son côté, Marie-Hélène Fillion rappelle qu’il existe aussi une grande demande d’ingénieurs ici sur Terre.

Dans le secteur mineur, nous sommes dans une période d’automatisation des équipements et des procédés qui requièrent des ingénieurs en robotique, explique la chercheuse de l’École de génie Bharti.

La demande d’ingénieurs est de plus en forte, mais les gens s’intéressent de moins en moins au domaine minier. Dans quelques années, on risque de se retrouver avec une pénurie.

Marie-Hélène Fillion, professeure en génie minier

Apprendre à programmer avant l’adolescence

Les deux ingénieurs se réjouissent de voir des élèves apprendre les bases de la programmation à un si jeune âge.

Les élèves apprendre un style de programmation dite « par bloc ».

Contrairement à la programmation par code, les élèves n’ont pas à écrire les codes, mais simplement à lier logiquement des blocs de code déjà créé.

C’est un genre de programmation simplifiée, explique M. Gemme, mais c’est la même logique que la programmation par code.

C’est plus facile d’apprendre la programmation maintenant parce qu’il y a plus d’outils qui existent. On peut commencer plus jeune et faire des robots beaucoup plus intéressants.

un élève.Alain Lévesque insiste que la programmation reste néanmoins l’aspect le plus difficile de la compétition. Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Selon Mme Fillion, c’est avec des concours comme celui-ci qu’on crée la prochaine génération d’ingénieurs.

Ce genre d’évènement donne aux élèves une meilleure idée des applications de la robotique, dit-elle.

Le plus tôt ils apprennent les possibilités, le plus qu’ils vont s’intéresser au domaine et poursuivre cet intérêt.

Robotique

Techno