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Ottawa appelle l'Alberta à respecter son plafond d'émissions de gaz à effet de serre

Une cheminée crache de l'épaisse fumée.

L'ancien gouvernement néo-démocrate de l'Alberta avait fixé à 100 millions de tonnes par année le plafond d'émissions de gaz à effet de serre.

Photo : Associated Press / Darryl Dyck

Radio-Canada

Ottawa permettra à certains projets de forage de sables bitumineux d'échapper à son nouveau processus d'évaluation environnementale, mais seulement si l'Alberta respecte le plafond d'émissions de gaz à effet de serre (GES) adopté par l'ancien gouvernement provincial.

Le gouvernement fédéral a finalement publié la liste des projets énergétiques qui feraient l'objet du nouveau processus proposé pour l'évaluation des impacts environnementaux dans le cadre du projet de loi C-69. On vise notamment de gros oléoducs interprovinciaux, de grands barrages hydroélectriques et des parcs éoliens en mer.

Cette liste prévoit que les nouveaux projets de forage de sables bitumineux n'auraient pas à passer le test de l'évaluation environnementale tant que serait respecté le plafond provincial de GES de 100 millions de tonnes par année, fixé par l'ancienne première ministre néo-démocrate, Rachel Notley.

Son successeur, Jason Kenney, assermenté mardi, s’est montré très critique à l'égard de ce plafond, mais il estime qu’il ne s’agit pas d’une préoccupation immédiate, étant donné qu’il est beaucoup plus élevé que les émissions actuelles.

« En ce moment, la question d’un plafond d’émissions de GES est abstraite et universitaire, parce que nous ne sommes pas du tout près de nous y heurter », a-t-il affirmé, lors d’une conférence de presse, mercredi. « De toute façon, nous allons contester le projet de loi C-69 en cour. »

Rachel Notley rappelle toutefois que le plafond d’émission de GES est en fait imbriqué dans le plan de leadership climatique de l’Alberta, que Jason Kenney a promis d’abolir. Selon elle, le premier ministre et son Cabinet sont en train de réaliser que les politiques qu’ils ont si longtemps critiquées ont une raison d’être.

« Ils ont découvert depuis que cela n’a jamais été aussi facile ni aussi simple qu’ils le suggéraient et que c’était lié, en fait, à notre aptitude à faire construire un pipeline », croit-elle.

Le projet de loi C-69 est une vaste réforme promise depuis longtemps par les libéraux à Ottawa afin d'évaluer l'impact des grands projets énergétiques sur l'environnement, la santé publique, les communautés et l'économie. Plusieurs lobbyistes du secteur pétrolier et des provinces s’y opposent fermement depuis qu’il a été déposé, en février 2018. Ils ne pouvaient cependant pas mesurer précisément son impact, avant aujourd’hui, étant donné que la liste des projets qui y seraient assujettis n’avait pas encore été dévoilée.

Le projet de loi C-69 est en ce moment étudié par le Comité sénatorial permanent de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles.

Avec les informations de La Presse canadienne

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