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Une ancienne directrice de l’ACFR croit qu'il est important de s'ouvrir aux autres communautés

Jessica Chartier  donne une entrevue dans un parc.

Jessica Chartier a été directrice de l'Association canadienne-française de Regina de 2013 à 2015.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Jessica Chartier, la directrice de l'Association canadienne-française de Regina (ACFR) de 2013 à 2015, estime qu'il est important que l'organisme reste ouvert à d'autres groupes, lorsque l'objectif est de faire connaître la communauté.

Elle se souvient que son équipe et elle avaient réalisé des activités avec la communauté anglophone qui ont connu un grand succès.

« Différentes activités se sont tenues, comme un concert des Hay Babies [...] Le bar était plein. Des francophones nous ont dit que c’était l’occasion de revoir des amis, qu’ils ne voyaient plus », raconte-t-elle.

Elle croit que ces activités, qui ont comme objectif de rejoindre la communauté de langue majoritaire, arrivent moins souvent à l'ACFR.

« La gouvernance a changé, la vision a changé. Quand la vision change, les activités changent, ça doit venir de là », précise-t-elle. Elle ajoute qu'il existe quand même le festival Mosaic, auquel participe l'ACFR, qui permet de créer des liens avec de nombreuses communautés de la ville.

Pour l’ancienne directrice, l'ouverture aux autres est vitale à la communauté francophone. « Si on se replie sur nous-mêmes, on va mourir. En tant que communauté vibrante, c’est notre devoir d’aller chercher des personnes, les intéresser à qui on est, pour continuer d’exister dans l’avenir. »

Elle ajoute qu'il est établi dans les statuts et règlements que les membres de l'ACFR doivent parler couramment français. Cependant, elle souligne le fait que l'organisme doit être accueillant, toujours selon ses statuts et règlements.

Une question d’équilibre

Dans le procès-verbal d'une rencontre du conseil d'administration de l'organisme le 26 novembre 2018, il est question de l'approche à prendre lorsque vient le temps d'appuyer des groupes communautaires dont le français n'est pas la langue première. Il est indiqué qu'il existe des visions divergentes au sein du C. A. relativement à l'appui de l'ACFR envers ces groupes.

D'après Jessica Chartier, il est possible que l'organisme ait présentement besoin de répondre aux demandes de certains groupes communautaires qui ne venaient pas cogner à la porte de l'organisme lorsqu'elle y était directrice.

Selon elle, quand vient le temps de décider si l'organisme collabore ou non avec un autre organisme, il faut faire preuve d'équilibre. « C’est une histoire d’équilibre et de temps selon les besoins identifiés dans la communauté », mentionne-t-elle.

Mardi, le directeur de l'ACFR a tenu à préciser qu'il effectue des partenariats avec des groupes ethnoculturels lorsque ceux-ci ont un nombre suffisant de membres qui sont aussi membre de l'ACFR.

Jessica Chartier a précisé qu'elle n'a pas fait ce type de partenariats alors qu'elle était directrice de l'organisme. Mais, elle souligne ne pas vouloir porter un jugement sur les décisions de l'administration actuelle puisqu'elle ne connaît pas tous les détails entourant la décision.

Avec les informations de Romain Chavet

Saskatchewan

Associations francophones