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Léonard de Vinci : la science de l'art

Cinq reproductions du célèbre sont accrochées sur un mur. Chacun a un filtre de couleur différent.

Plusieurs reproductions de «La Joconde» sont décodées dans le cadre de l'exposition consacrée à Léonard de Vinci à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Kevin Sweet

Kevin Sweet

Une exposition consacrée à Léonard de Vinci prend l'affiche au Musée des sciences et de la technologie à Ottawa au même moment où l'on célèbre les 500 ans de sa mort. La capitale nationale est la seule ville canadienne à accueillir cette exposition itinérante. Leonardo Da Vinci : 500 ans de génie révèle la science derrière son art, et vice-versa.

La Joconde trône à l’entrée de l’exposition.

Il s’agit évidemment d’une reproduction, mais elle demeure efficace dans le sentiment d’émerveillement qu’elle procure pour ceux et celles qui ne peuvent pas se rendre en France pour la voir en vrai. Le chant grégorien émanant des haut-parleurs dans la pièce sombre où se trouve le tableau contribue aussi au mysticisme de l’expérience.

Il s’agit de l’oeuvre la plus emblématique de Léonard de Vinci, et les admirateurs et les experts ne semblent se lasser de vouloir percer ses mystères et ses secrets, dont celui de la femme qu’on y voit sourire. D’ailleurs, une bonne partie de Leonardo Da Vinci : 500 ans de génie est consacrée à une analyse et un décodage complet de ce chef-d’oeuvre. Avec comme résultat que le visiteur ne le verra plus de la même manière.

Les multiples visages de La Joconde

Les recherches de Pascal Cotte, un photographe et ingénieur scientifique au Louvre, sont au coeur de cette expérience visuelle et didactique. Grâce à une caméra multispectrale, M. Cotte a pu analyser les différentes couches du tableau de de Vinci, pour découvrir ultimement qu’une autre femme se cache sous le visage de Mona Lisa.

En fait, il y aurait eu trois autres portraits peints avant celui mondialement connu aujourd’hui.

Il y a un art dans toute cette science! s’exclame avec enthousiasme James Avery, le directeur des expositions de Grande Exhibitions, la compagnie australienne responsable de l’exposition en collaboration avec le Musée de Léonard de Vinci à Rome.

Sa passion, c’était de l’art. Toutes ses inventions, et en particulier ses machines de guerre, étaient faites strictement dans le but de gagner un revenu.

James Avery, directeur des expositions, Grande Exhibitions

Une première : des reproductions de ses inventions

Les idées de Léonard de Vinci ont jeté les bases pour des inventions majeures, comme l’hélicoptère et la bicyclette. Mais de son vivant, l’artiste et inventeur italien a vu très peu de ses idées passer de la conceptualisation à la conception.

Une équipe d’artisans italiens s’est consacrée à déchiffrer ses codex afin de pouvoir reproduire ses inventions. Interpréter les codex s’avérait un défi en soi, car le langage employé par Léonard de Vinci, il y a 500 ans, n’est plus utilisé.

Dans une salle, on voit à l'avant-plan ce qui ressemble à une arbalète montée sur deux roues parmi d'autres engins de bois.

Plusieurs reproductions d'inventions de Léonard de Vinci sont rassemblées pour la première fois dans une exposition.

Photo : Radio-Canada / Kevin Sweet

Sa technique de prise de notes était aussi complexe, puisque qu’il écrivait parfois à l’envers ou à l’aide d’un miroir. Il truffait expressément ses notes d'erreurs pour confondre ceux qui trouveraient ses carnets.

Il a fallu 12 mois pour que les artisans puissent comprendre le langage pour pouvoir le décoder, explique M. Avery.

Le résultat est une centaine de reproductions de ses inventions, dont certaines que le public pourra manipuler.

Les machines, les inventions que vous voyez ici, sont comme exactement comme il les a conçues et dessinées, précise M. Avery.

À défaut de pouvoir voir les oeuvres originales ou de véritables artéfacts de Léonard de Vinci, l'exposition a la mérite de nous faire pénétrer dans le cerveau de celui pour qui l'art et la science ne faisait qu'un.

POUR Y ALLER
Leonardo Da Vinci : 500 ans de génie
Au Musée canadien des sciences et de la technologie
Du 2 mai jusqu'au 2 septembre

Ottawa-Gatineau

Arts visuels