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Un décès et des blessés lors d'échauffourées à Caracas

Heurts entre les partisans du leader de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido et ceux du gouvernement président Nicolas Maduro.

Les affrontements se sont produits lorsque des partisans du président autoproclamé Juan Guaido ont tenté de bloquer une autoroute qui longe la base militaire aérienne de La Carlota.

Photo : Reuters / Stringer .

Radio-Canada

Selon des organisations locales, une femme, âgée de 27 ans, est morte lors d'une intervention chirurgicale, après avoir été blessée par balle à la tête pendant les affrontements à Caracas entre opposants et partisans du président vénézuélien Nicolas Maduro. Au moins 27 blessés ont été enregistrés par les services sanitaires locaux.

Les heurts se sont produits lorsque des partisans du président autoproclamé Juan Guaido ont tenté de bloquer une autoroute qui longe la base militaire aérienne de La Carlota.

Les manifestants ont lancé des pierres en direction de membres de la Garde nationale bolivarienne, corps militarisé chargé du maintien de l'ordre. Ces derniers ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.

Les affrontements se sont poursuivis tout au long de la journée de mercredi aux abords de la base aérienne militaire La Carlota, dans l'est de la capitale.

Un journaliste de l'AFP a affirmé avoir entendu une rafale d'arme automatique, sans en déterminer l’origine.

Selon un photographe de la même agence, un policier a délibérément tiré des balles en caoutchouc sur un groupe de journalistes, dont la plupart étaient identifiés par un signe « Press » accolé sur leur gilet de protection.

Toujours selon l’AFP, un manifestant a tiré contre des membres de la Garde nationale bolivarienne et des véhicules blindés dans une rue qui mène à la base de La Carlota.

D’autres accrochages ont été rapportés dans d'autres quartiers de Caracas.

Juan Guaido lève un poing en l'air sur une petite tribune installée au milieu d'une foule de plusieurs centaines de personnes.

Juan Guaido lève un poing en l'air au milieu de manifestants rassemblés mercredi à Caracas.

Photo : Getty Images / FEDERICO PARRA

Mardi, des échauffourées ont éclaté autour de cette même base aérienne, après que M. Guaido eut annoncé qu’un groupe de militaires s’était soulevé contre le gouvernement en place dans une vidéo diffusée sur les médias sociaux.

Il est d’ailleurs apparu entouré d'hommes en uniforme, qui ont échangé des tirs avec des soldats pro-Maduro.

Arrivé comme une météorite sur la scène politique ces derniers mois, M. Guaido presse la population et l’armée de mettre fin au règne de Nicolas Maduro, élu en mai au terme d’un scrutin dénoncé comme frauduleux l’an dernier.

La firme chargée d'encadrer le vote électronique avait d'ailleurs elle-même soutenu que le vote, boycotté par l'opposition, avait été manipulé « sans aucun doute possible ».

M. Guaido, qui a l’appui d’une cinquantaine de pays, dont le Canada et les États-Unis, souhaite que la journée donne lieu à la « plus grande manifestation de l'histoire du Venezuela » pour déloger M. Maduro.

Le président Maduro n’en demeure pas moins en selle. Dans un discours enflammé diffusé mardi soir par la télévision nationale, il a assimilé les derniers développements à une tentative de coup d’État.

Le successeur de Hugo Chavez, qui a aussi des appuis internationaux, dont celui de la Russie, a assuré avoir toujours le soutien de l’armée, contrairement à ce qu’affirme M. Guaido.

Le Venezuela est un pays exsangue que ses citoyens fuient par centaines de milliers en raison de conditions économiques désastreuses, marquées par des pénuries de produits de base.

Cette spirale a été accélérée par l'effondrement des cours du pétrole, qui compte pour 95 % des revenus du pays.

Moscou déstabilise le Venezuela, dit Washington

Lors d’un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie russe, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a dit que Moscou « déstabilisait » le Venezuela. Il a encore une fois demandé à Moscou de cesser de soutenir le président vénézuélien Nicolas Maduro.

M. Pompeo a également signifié à Sergueï Lavrov que « l'intervention de la Russie et de Cuba était déstabilisante pour le Venezuela et pour la relation bilatérale États-Unis–Russie ».

Le ministre russe des Affaires étrangères a répliqué en dénonçant « l'influence destructrice » des États-Unis au Venezuela, estimant que « l'ingérence de Washington dans les affaires du Venezuela » était « une violation flagrante du droit international » et que « cette influence destructrice n'a rien à voir avec la démocratie ».

Avec les informations de Agence France-Presse

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