•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le dossier de l'ABI rebondit à l'Assemblée nationale en cette Journée internationale des travailleurs

Vue d'ensemble du Salon bleu à l'Assemblée nationale du Québec.

Le dossier du conflit de travail a été abordé à l'Assemblée nationale du Québec dans un échange entre le chef de l'opposition officielle Pierre Arcand et le premier ministre François Legault.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement Legault a été interpellé de nouveau par l'opposition officielle par rapport à sa gestion du conflit de travail à l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI).

Après avoir souligné la Journée internationale des travailleurs, le chef de l’opposition officielle, Pierre Arcand, a dénoncé l’ingérence du premier ministre François Legault, l’accusant au passage d’avoir nui à la résolution du conflit de travail.

Le premier ministre avait critiqué la position du Syndicat des métallos, qui représente les travailleurs de l’ABI, au début avril, déclarant que le syndicat « n’était pas raisonnable. »

François Legault a répondu aux propos de Pierre Arcand en expliquant qu’il avait simplement dit ce qu’il pensait par rapport au dossier de l’ABI.

François Legault debout à l'Assemblée nationale du Québec.

Le premier ministre François Legault ne considère pas avoir fait de l'ingérence dans le dossier de travail à l'ABI.

Photo : Radio-Canada

J’ai dit tout simplement ce que je pense, la vérité, a soutenu le premier ministre, c’est-à-dire, qu’il va falloir être raisonnable si on veut créer de l’emploi payant dans le secteur manufacturier.

Le premier ministre Legault a expliqué que le conflit de travail à Bécancour est un cas d’espèce pour une problématique qui touche l’ensemble des syndicats.

On a un problème actuellement quand on regarde le coût de la main-d’œuvre de certains employeurs : le coût est plus élevé qu’aux États-Unis, a exposé François Legault. Je pense qu’il va falloir faire un appel aux syndicats, notamment aux Métallos, pour être plus raisonnables.

Boulet défend son hypothèse de règlement

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a de nouveau défendu l’hypothèse de règlement qu’il a soumis à la direction de l’ABI et au syndicat.

Le ministre Jean Boulet répond aux questions des journalistes.

Le ministre Jean Boulet se défend de ne pas avoir été neutre dans la rédaction de son hypothèse de règlement pour mettre fin au conflit à l'ABI.

Photo : Radio-Canada

Accusé par le syndicat d’avoir un parti pris en faveur du patronat dans le dossier, entre autres en raison de sa carrière d’avocat en droit du travail en cabinet privé, le ministre Boulet a martelé que son rôle comme ministre était de demeurer neutre.

J’ai été élu pour représenter l’ensemble des Québécois et des Québécoises, a insisté le ministre, interpellé mercredi par les journalistes dans un corridor de l’Assemblée nationale. Mon mandat […] c’est de faire converger les intérêts qui sont parfois divergents en faisant comprendre à tout le monde que les intérêts communs sont beaucoup plus importants. Je représente tant les intérêts de l’employeur que du syndicat et des travailleurs affectés par le lock-out.

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail