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Des millions pour verdir Griffintown, envahi par les condos

Un projet immobilier dans le quartier montréalais de Griffintown.

Les condos ont poussé comme des champignons dans Griffintown ces dernières années.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Jérôme Labbé

La Ville de Montréal va délier les cordons de sa bourse pour investir dans les espaces publics du quartier Griffintown, où les promoteurs immobiliers n'ont laissé que bien peu de place à la construction de parcs et d'écoles.

Deux nouveaux règlements d'emprunt totalisant 90 millions de dollars ont été adoptés par le comité exécutif mercredi matin. Mais il en coûtera beaucoup plus pour essayer de réduire la prédominance du cadre bâti dans ce secteur de l'arrondissement du Sud-Ouest.

Les documents remis aux élus évoquent une somme globale de 309 millions de dollars, et des interventions qui, dans certains cas, pourraient s'étirer jusqu'en 2030.

Cette somme servira notamment à créer de nouveaux espaces publics, comme des parcs; à acheter et à décontaminer des terrains; à réaménager des rues; à cacher des fils électriques, etc. Des travaux, d'ailleurs, sont déjà en cours, par exemple dans le secteur des rues Shannon et Murray.

Outre la création d’un secteur plus densément occupé, le projet vise à créer un milieu de vie durable, habité, dynamique, innovant et diversifié.

Extrait du sommaire décisionnel

À terme, la Ville espère pouvoir revitaliser ce qu'elle considère comme « un territoire sous-utilisé » et créer « un quartier animé qui favorise la mobilité durable grâce à l’augmentation de la canopée et la qualité des interventions publiques ».

Elle souhaite aussi préserver et valoriser l'histoire et le patrimoine du secteur, qui a joué un rôle historique dans le développement de Montréal comme métropole économique du Québec.

Carte des interventions planifiées sur le domaine public du secteur Griffintown, à Montréal.

Carte des interventions planifiées sur le domaine public du secteur Griffintown, à Montréal.

Photo : Ville de Montréal

Le sommaire de la décision avalisée mercredi par le comité exécutif ne fait toutefois pas mention de nouvelles écoles, un problème central pour ceux et celles qui se sont installés dans le quartier ces dernières années.

Griffintown est un secteur de 84 hectares, voisin du centre-ville de Montréal. Les projets immobiliers en cours – comme Les Bassins du Nouveau-Havre (LBNH) – prévoient à terme la construction de 15 000 unités résidentielles supplémentaires, d'où l'importance de prévoir un nombre minimal d'espaces publics, comme le parc du Bassin-à-Gravier, inauguré en 2016.

Une partie de l'emprunt autorisé mercredi doit d'ailleurs servir à aménager deux nouveaux espaces publics aux Bassins du Nouveau-Havre : la place des Arrimeurs, qui constituera « la porte d'entrée du projet », et le parc du Bassin-à-Bois, où un anneau de glace réfrigéré et un chalet de parc seront construits.

LBNH prévoit à terme la construction de 2000 unités résidentielles, dont 400 logements sociaux et 200 logements abordables. Le projet a fait l'objet d'une consultation publique de l'OCPM (Nouvelle fenêtre) il y a déjà 10 ans.

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