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Douze succursales d'UNI Coopération financière fermeront cet automne

L'enseigne d'UNI coopération financière sur l'édifice

Le siège social d'UNI coopération financière est à Caraquet, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

UNI Coopération financière annonce qu'elle fermera 12 points de service au cours des prochains mois, à cause de la baisse de l'achalandage dans ses succursales et de la popularité grandissante de ses services en ligne.

Il s'agit des points de services des localités suivantes :

  1. Allardville (fermeture le 29 novembre);
  2. Balmoral (fermeture le 29 novembre);
  3. Grande-Digue (fermeture le 6 décembre);
  4. Inkerman (fermeture le 22 novembre);
  5. Moncton, rue Churchill (fermeture le 4 octobre);
  6. Pokemouche (fermeture le 22 novembre);
  7. Rivière-du-Portage (fermeture le 11 octobre);
  8. Robertville (fermeture le 11 octobre);
  9. Saint-François de Madawaska (fermeture le 18 octobre);
  10. Saint-Isidore (fermeture le 22 novembre);
  11. Sainte-Anne de Madawaska (fermeture le 6 décembre);
  12. Sainte-Marie de Kent (fermeture le 4 octobre).

Dans trois endroits de ces localités, des guichets automatiques seront installés, soit à Saint-Isidore, à Rivière-du-Portage et à Pokemouche.

UNI explique que 80 % des transactions bancaires sont aujourd'hui faites en ligne plutôt qu'en personne, au comptoir d'une de ses succursales.

Les clients qui se rendent toujours en succursale, précise l'institution, ne se présentent que 13 fois par année à un point de service.

Pour cette raison, UNI a décidé de fermer les points de service les moins achalandés et de diriger les clients vers les succursales les plus proches qui servent encore un nombre appréciable de clients.

[...] L'avenir de notre métier et la pérennité de notre coopérative passera par la qualité de notre accompagnement, affirme le chef de la direction d'UNI, Robert Moreau, par voie de communiqué.

Aucune mise à pied prévue

UNI assure cependant que personne ne perdra son emploi à la suite de ces fermetures. Les caissiers et caissières seront appelés à aller travailler dans le point de service voisin, mais il faut dire qu'il y a moins d’une vingtaine d’employés tellement ces points de service sont sous-utilisés, lance Julie Francoeur, directrice de l'expérience-client et des canaux virtuels chez UNI Coopération financière.

Robert Moreau donnant une conférence de presse

Robert Moreau affirme que l'avenir d'UNI réside dans les conseils personnalisés aux clients.

Photo : Radio-Canada / Catherine Dumas

Son institution entend se concentrer sur les conseils sur mesure aux clients dans la gestion du patrimoine, de l'école jusqu'à la retraite.

UNI précise que les clients concernés par des fermetures recevront une lettre de 4 à 6 mois avant la fermeture de leur caisse et qu'elle offrira une aide pour « assurer une transition fluide avec les communautés touchées ».

Une nouvelle mal reçue

Les premières réactions dans les médias sociaux n'ont pas tardé. Deux sur douze au Madawaska, écrit Daniel Desjardins. On est loin du bon mouvement co-opératif qui voulait aider les gens éloignés des grands centres à l'époque. Toujours les plus faibles qui paient pour les autres...Très triste. 

Une autre internaute, Katia Power, écrit : Uni est rendu pareil à n’importe quelle banque, il n’y a plus aucun avantage a faire partie du mouvement des caisses populaires.

Une autre, Isabelle Doiron, précise qu'elle n'est pas de ceux qui font toutes leurs affaires bancaires par Internet. Je ne fais aucune transaction en ligne, déplore-t-elle.

Même inquiétude du côté de résidents rencontrés dans les stationnements des succursales de la Péninsule acadienne.

Ici c'est ouvert le lundi, le mercredi et le vendredi et il y a toujours beaucoup de monde qui vient, dit l'un d'entre eux.

Je suis collé ici moi, je vais être obligé d'aller à Bathurst pour faire des transactions, s'inquiète un autre.

Il y a beaucoup de personnes âgées ici qui n'ont pas les moyens de transport, conclut une dernière. Je trouve pas ça correct.

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