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Il faut agir maintenant pour le lac Winnipeg, selon un chercheur américain

Le lac Winnipeg a quelques vagues pendant une journée ensoleillée. Le ciel est dégagé avec des nuages au loin.

La fondation du lac Winnipeg et Glen Daigger militent pour l’utilisation de chlorure ferrique, un procédé qui pourrait diminuer de 70 % la quantité de phosphore déversé dans la rivière Rouge.

Photo : CBC / Bartley Kives

Denis-Michel Thibeault

Un scientifique américain qui avait observé le déclin du lac Érié dans les années 70 tire la sonnette d'alarme et affirme qu'il faut agir maintenant pour sauver le lac Winnipeg.

Le chercheur et professeur en ingénierie à l’Université du Michigan, Glen Daigger, est de passage à Winnipeg dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de la Fondation du lac Winnipeg qui se déroule mardi soir au FortWhyte Alive.

« Ce n’est pas encore terminé pour le lac Winnipeg. Il y a encore de l’espoir », affirme le professeur, qui pense cependant qu’il faut agir vite. Glen Daigger suggère de réduire les déversements de phosphore dans la rivière Rouge.

Sa conférence portera d'ailleurs sur les technologies existantes permettant d'extraire le phosphore d'une étendue d’eau.

Selon la Fondation du lac Winnipeg, le déversement d’eaux usées dans les rivières du Manitoba contribue à hauteur de 9 % de tout le phosphore qui se retrouve dans le lac.

En moyenne, 600 kg de phosphore sont déversés chaque jour dans la rivière Rouge, à partir de l’usine d’épuration des eaux usées située dans le North End, à Winnipeg.

La Fondation du lac Winnipeg et Glen Daigger militent pour l’utilisation de chlorure ferrique, un procédé qui pourrait diminuer de 70 % la quantité de phosphore qui aboutit dans la rivière Rouge.

À l’heure actuelle, la quantité de phosphore déversée à Winnipeg est beaucoup plus élevée qu'à Toronto ou Détroit, indique le professeur.

Déversement de phosphore par litre d'eau, en mg

  • Winnipeg : 3,54 mg
  • Toronto : 0,7 mg
  • Détroit : 0,35 mg

Une partie de la solution pourrait se trouver dans la mise à niveau de l’usine du North End au coût de 1,8 milliard de dollars.

« Il y a deux choses importantes à retenir. Premièrement, nous sommes en mesure de réparer les dommages que nous avons causés au lac. Deuxièmement, nous devons faire attention à toutes les sources de pollution », affirme Glen Daigger.

Selon lui, la question que doivent se poser les gouvernements est la suivante : « Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour restaurer la qualité de l’eau du lac Winnipeg? »

« La qualité de l’eau dans le lac Érié s’est améliorée après que les gouvernements américains et canadiens ont décidé d’agir », rappelle-t-il.

Selon le chercheur, il n’y a pas de recette magique, mais il faut agir sans tarder.

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