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Inondations : un sinistré de la Beauce frustré par le programme d'indemnisation

Jean-Bernard Gilbert aimerait que l’aide financière lui permettant de déménager arrive plus rapidement.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Jean-François Nadeau

Un sinistré de Sainte-Marie critique vertement la complexité du programme d'indemnisation du gouvernement du Québec.

Jean-Bernard Gilbert souhaite déménager pour ne plus avoir à vivre une autre inondation. Il est ressorti amer et frustré d'une séance d'information, lundi soir. L'aide financière est plus complexe à obtenir qu'il ne le croyait.

« Ma blonde et moi, on ne dort pas. On voudrait faire des offres d'achat ailleurs. On ne sait pas ce qui se passe avec notre maison. Moralement et psychologiquement, ça ne va pas. Ils ne nous donnent pas d'aide. On veut partir et j'attends juste le chèque », lance Jean-Bernard Gilbert.

Dommages majeurs, programme complexe

La résidence de Jean-Bernard Gilbert a été durement touchée par la crue de la rivière Chaudière. L'eau a rempli le sous-sol et inondé le rez-de-chaussée.

Le programme d'indemnisation prévoit une aide financière pouvant aller jusqu'à 200 000 $ pour les propriétaires qui souhaitent déménager. Les démarches pour toucher ce montant sont longues et fastidieuses, selon Jean-Bernard Gilbert.

J'ai un rendez-vous demain pour aller expliquer mon problème. Après ça, un inspecteur doit passer je ne sais pas quand pour évaluer ma maison et ensuite peut-être pouvoir me donner quelque chose.

Jean-Bernard Gilbert, sinistré

Accélération demandée

Il réclame que le processus d'indemnisation se fasse plus rapidement.

« La ministre Guilbault est venue se promener dans ma rue. Pourquoi elle n'a pas amené sa gang de la Sécurité publique pour évaluer tout de suite les maisons, qu'on arrête d'avoir de l'ouvrage, de la souffrance et qu'on arrête de payer pour des choses qu'on ne veut plus », souligne-t-il.

L'aide financière maximale peut être accordée si la valeur des dommages dépasse la moitié de la valeur de la maison.

« Si, par exemple, la reconstruction à neuf est évaluée à 400 000 $ et que ça me coûte 150 000 $ pour faire les rénovations, ils vont me dire "refais-le et reste là encore." Il faudrait que je me débatte à vendre et ce n'est pas vendable », déplore Jean-Bernard Gilbert.

M. Gilbert croit que les résidences de son quartier actuel devraient être démolies pour permettre l'aménagement d'un parc.

Avec les informations de Pascal Poinlane

Économie