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La perte d’odorat chez les personnes âgées associée à un risque accru de mourir

Une femme sent une rose.
Une baisse de l'odorat devient de plus en plus courante lorsque les gens vieillissent. Photo: iStock
Alain Labelle

Les personnes âgées qui éprouvent des problèmes d'odorat sont plus susceptibles de mourir dans les 10 ans comparativement à celles dont les capacités olfactives restent aiguisées, et ce, même si elles sont en bonne santé.

Les travaux de l’épidémiologiste Honglei Chen et de ses collègues de l'Université de l'État du Michigan aux États-Unis montrent que les aînés présentant une baisse de l'odorat, dépisté lors d’un test, présentent un risque de décès accru de près de 46 % dans les 10 ans.

Une baisse de l'odorat devient de plus en plus courante lorsque les gens vieillissent, et il existe un lien avec un risque accru de décès.

Honglei Chen

Le saviez-vous?

En 2012, une étude française avait montré que les personnes atteintes de dépression sévère présentent des troubles olfactifs qui les rendent indifférents aux odeurs agréables.

Démence et parkinson

Selon les chercheurs, environ 28 % de l'augmentation du risque de décès serait attribuable au parkinson, à la démence et à la perte de poids non intentionnelle, des problèmes de santé qui prédisent la mort, et peuvent également affecter le sens de l'odorat d'une personne.

L’équipe américaine ne peut cependant pas expliquer le risque plus élevé pour les 72 % restants. Il pourrait être lié à d’autres problèmes de santé plus subtils qui s'aggravent avec le temps.

Nous devons maintenant comprendre ce qui est arrivé à ces personnes.

Honglei Chen

En outre, une baisse des capacités de l'odorat peut être un signe précoce de la détérioration de la santé d’une personne avant même qu'il ne soit observé lors d’un examen médical.

Pour cette raison, « intégrer le dépistage de l'odorat dans les visites de routine chez le médecin pourrait être une bonne idée », estime le Dr Chen.

Une surprise

Les résultats ont été très peu influencés par le sexe, la race, le mode de vie ou d'autres facteurs démographiques. Toutefois, les chercheurs ont été surpris de constater que le sens de l'odorat semblait être un prédicteur particulièrement puissant de la mort précoce chez ceux qui étaient en bonne santé.

Ces résultats ont été obtenus à l'aide des données de l'étude ABC de l'Institut américain du vieillissement. Celle-ci a permis de suivre 2300 personnes âgées de 71 à 82 ans sur une période de 13 ans.

Les participants comprenaient des femmes et des hommes, noirs et blancs, qui ont effectué un test d'odorat sur 12 odeurs courantes à plusieurs reprises.

L’équipe de recherche a ensuite classé les participants comme ayant un bon, un moyen ou un mauvais odorat.

Le détail de ces travaux est publié dans les Annals of Internal Medicine (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Médecine

Science