•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'absence d'oléoducs a privé le secteur pétrolier de 20 G$ de revenus en 2018

Site d'exploitation des sables bitumineux près de Fort McMurray, en Alberta.

La capacité d'exportation par pipeline stagne à 3,9 millions de barils par jour au Canada.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Une étude de l'Institut Fraser estime que si la capacité des pipelines avait augmenté au même rythme que la production pétrolière au Canada, cela aurait pu rapporter des revenus de 20,6 milliards de dollars au secteur énergétique en 2018.

« Lorsqu’il n’y a pas assez de pipelines vers les ports côtiers, les producteurs de pétrole canadiens doivent vendre leurs produits aux États-Unis pour des prix grandement réduits, ce qui entraîne de larges pertes pour le secteur énergétique et plus largement pour l’économie canadienne », explique une des principales auteures de l’étude, Elmira Aliakbari.

L'étude publiée mardi soutient que cette situation a coûté environ 20,6 G$ de revenus à l’industrie pétrolière l’an dernier, soit presque autant que le total des pertes entre 2013 et 2017.

En 2018, l’écart de prix entre le pétrole canadien et le pétrole texan était de 35,64 $ en moyenne. Le rapport souligne que cet écart s’est réduit depuis que le gouvernement albertain a introduit une limitation de la production pétrolière, mais que « construire de nouveaux pipelines d’exportation reste la seule solution à long terme pour que les producteurs de pétrole puissent tirer une juste valeur de leurs produits. »

Selon l’Association canadienne des producteurs pétroliers, la production de pétrole brut est passée de 3,9 millions de barils par jour en 2015 à 4,6 millions de barils par jour en 2018.

L'étude de l’Institut Fraser révèle plutôt que la capacité d’exportation des pipelines stagne à 3,9 millions de barils par jour.

Industrie pétrolière

Économie