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Le traversier Apollo est à vendre

Deux hommes sur le quai devant le navire Apollo.

Les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports au quai de Matane

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société des traversiers du Québec (STQ) veut savoir si des tiers souhaitent acquérir l'Apollo, ce navire qui a été mis au rancart après avoir été utilisé pendant seulement 17 jours pour la traverse entre Matane, Baie-Comeau et Godbout.

La STQ a publié un avis d'intérêt dans le but de trouver des acheteurs potentiels pour opérer et exploiter le navire. Aucun prix n'est mentionné et la Société se réserve le droit de n'accepter aucune des propositions.

Le PDG de la Société des traversiers, Stéphane Lafaut, avait affirmé un peu plus tôt qu'il ne voulait pas que l'Apollo devienne une épave ailleurs dans le monde ou mette en péril la sécurité des passagers s'il était utilisé par un autre service de traversiers.

L'acheteur devra donc s'engager à battre pavillon canadien pour au moins un an et à ne pas vendre le navire à un tiers pendant cette période.

Ce processus est semblable à celui qui a mené au démantèlement du Camille-Marcoux en 2017. Une entreprise ontarienne avait accepté de recycler le vieux traversier en échange d'un chèque de 2,3 millions de dollars.

Cette option n'est pas exclue, puisque d'importants travaux seraient nécessaires pour remettre le navire à flot. De plus, l'Apollo contient de l'amiante, comme c'était le cas du Camille-Marcoux.

Puisque le certificat de navigabilité de l'Apollo vient à échéance à la fin du mois de juin, le démantèlement pourrait s'avérer la seule option. La STQ dit cependant avoir reçu quelques courriels de la part de possibles acheteurs.

L'avis, publié le 29 avril, donne aux acheteurs intéressés jusqu'au 8 mai pour se manifester.

Un homme travaille sur la coque de l'Apollo.

Des travailleurs ont commencé les travaux sur l'Apollo au quai de Matane.

Photo : Radio-Canada

Rappelons que la STQ a acheté l'Apollo, un traversier en fin de vie, au début de l'hiver pour remplacer le F.-A.-Gauthier qui a des problèmes de propulseurs.

Si l'on tient en compte tous les frais, l'Apollo aura coûté 3,5 millions de dollars aux contribuables québécois, pour seulement 17 jours de navigation.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a recommandé la mise au rancart de l'Apollo après qu'il eut percuté le quai de Matane.

C'était le second incident du genre : quelques jours plus tôt, l'Apollo était entré en collision avec le quai de Godbout.

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