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La rareté de la main-d'oeuvre nuit au recrutement en formation professionnelle sur la Côte-Nord

L'oeuvre d'art comporte de nombreuses tiges d'une multitude de couleurs.

Une oeuvre d'art devant le pavillon Gérard Scherrer à Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Les programmes de formation professionnelle de la Côte-Nord connaissent une baisse des inscriptions depuis quelques années. Sans en être la seule cause, la pénurie de main-d'œuvre contribue au phénomène selon les commissions scolaires de la région.

Dans un contexte où le marché d’emploi est très compétitif, c’est sûr que de dire à quelqu’un : "Tu vas rester en formation", ça demeure un défi, explique le directeur général de la Commission scolaire du Fer, Richard Poirier.

Non seulement les entreprises sont activement en recrutement, mais les emplois sont plus attractifs pour certains jeunes dans la situation économique actuelle, avance Richard Poirier.

Richard Poirier, directeur général de la Commission scolaire du FerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Richard Poirier, directeur général de la Commission scolaire du Fer

Photo : Radio-Canada

Ça fait des décennies qu’on n'a pas vécu un marché d’emploi aussi dynamique, qui offre autant de possibilités aux gens.

Richard Poirier, directeur général de la Commission scolaire du Fer
Des étudiants avec leur uniforme écoutent patiemment durant les discours.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des étudiants du Centre multifonctionnel G.Scherrer durant les allocutions des officiels.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La situation est loin d’être unique à la Côte-Nord, selon Michel Savard, le directeur de la formation professionnelle à la Commission scolaire de l'Estuaire, qui dit avoir discuté de problèmes similaires avec des collègues de l’Outaouais ou à Drummondville. Le même phénomène est également documenté dans la région de Chaudière –Appalaches.

Le recrutement de clientèle, c’est une de nos grandes difficultés pour faire vivre nos options en formation professionnelle.

Michel Savard, directeur de la formation professionnelle à la Commission scolaire de l'Estuaire

Selon M. Savard, ce sont les élèves eux-mêmes qui se mettent de la pression d’intégrer au plus vite le marché du travail.

Une fois qu’il faut faire un choix entre un travail, une forme de rémunération ou de continuer un DEP, c’est facile de glisser vers le travail, analyse Michel Savard.

Une offre éducative bonifiée

En réaction à cette situation, les commissions scolaires doivent tenter de s'ajuster et de bonifier leur offre. C’est sûr que face à ça, il faut penser notre offre de formation professionnelle pour qu’elle soit intéressante et attractive, admet Richard Poirier.

L’une des solutions réside dans des programmes d’études plus flexibles, à entrée et sortie variables.

Dans ce modèle de formation, chacun peut commencer au moment où il est prêt , précise le directeur général de la Commission scolaire du Fer et la formation les suit à leur rythme.

Des programmes individualisés similaires sont aussi offerts à la Commission scolaire de l’Estuaire et offrent une lueur d’espoir, fait valoir Michel Savard.

Un homme souriant devant un autobus scolaire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michel Savard, directeur de la formation professionnelle.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Des programmes qui lient l'emploi à la formation sont maintenant nécessaires pour garder certains jeunes sur les bancs d'école, estime Michel Savard.

Maintenant, on a des formules en collaboration avec Emploi-Québec où on va payer des élèves pour suivre la formation, illustre Michel Savard. On est rendu là dans la démarche. Ça démontre que le recrutement n'est pas facile.

Le déclin démographique accentue le problème

Le plein emploi peut être un facteur, mais, seul, je ne pense pas qu’il puisse expliquer la baisse d’inscriptions qu’on a subie, indique Richard Poirier.

Selon lui, la baisse démographique de la région de Sept-Îles et Port-Cartier est aussi à blâmer pour la diminution du nombre d’étudiants.

Une analyse que partage Michel Savard alors que la fréquentation des polyvalentes de sa région est en baisse, ce qui affecte directement le potentiel de recrutement des centres de formation professionnelle.

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton

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