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Maternité tardive : la Colombie-Britannique en tête

Une photo d'une mère en train d'embrasser son bébé endormi sur un grand lit.

Depuis 2000, le taux de fécondité a augmenté dans presque toutes les provinces et tous les territoires pour les femmes âgées de 30 ans et plus.

Photo : iStock / AleksandarNakic

Geneviève Lasalle

Les Canadiennes attendent plus longtemps pour avoir des enfants, selon un récent rapport de l'Université de Calgary. C'est la Colombie-Britannique qui connaît le plus grand changement démographique chez les mères.

Entre 2000 et 2017, le nombre de mères dans la province âgées de 35 à 39 ans a augmenté de 60 % et le nombre de mères âgées de 40 à 44 ans a doublé.

Le rapport qui est basé sur des données de Statistique Canada, révèle que l’âge moyen des femmes qui accouchent pour la première fois se situe à 31,6 ans en Colombie-Britannique, alors que la moyenne nationale est de 29,2 ans, ce qui place la province en tête de liste au pays.

Le défi de concilier carrière et famille

La directrice générale de Réseau-Femmes Colombie-Britannique, Maryse Beaujeau Weppenaar, organise des soirées d’échanges avec un groupe de mères francophones à Vancouver.

Elle pense que les défis liés à la gestion familiale ont une grande influence sur le choix des femmes de retarder la grossesse, dans une province où il n'existe pas de système de garderies publiques. C’est d’ailleurs l’un des grands thèmes abordés dans les discussions.

« C’est un grand problème. On doit jongler entre les frais de garderie, la carrière, les heures supplémentaires. C’est toute une planification de carrière du couple, qui retombe bien souvent sur les épaules de la femme », indique-t-elle.

La directrice du groupe de recherche sur la famille Vanier Institute, en Ontario, Nora Spink, estime que l’augmentation du nombre de maternités tardives est attribuable aux changements du parcours professionnel des femmes.

« Les femmes terminent leurs études plus tard et celles qui envisagent une carrière vont attendre d'être bien établies dans leur emploi pour envisager un congé de maternité », dit-elle.

Le coût élevé des loyers en cause?

Le professeur à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et fondateur du groupe de recherche Generation Squeeze Paul Kershaw affirme que c'est en Colombie-Britannique que le travail est le moins rentable pour les jeunes en âge de procréer et que les restrictions financières qui en découlent jouent un rôle dans leur décision d’avoir des enfants tôt ou non.

Les jeunes adultes mettent plus de temps à se sentir bien établis et en situation financière correcte pour fonder une famille.

Paul Kershaw, professeur à l’UBC

Une plus grande ouverture, mais des défis qui perdurent

Nathalie Gamache, gynécologue à Vancouver, constate une augmentation du nombre de femmes qui ont un enfant après 35 ans dans la province, une situation qui est due en partie, selon elle, à une ouverture d’esprit qui permet aux femmes de faire ce choix d’attendre plus tard pour avoir un ou des enfants.

Elle rappelle toutefois que les complications médicales sont toujours possibles, les infections et le diabète de grossesse, par exemple, et que les risques d'interruption précoce de la grossesse augmentent avec l'âge.

Avec les informations de Maryse Zeidler, CBC News

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