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Candiac lance un grand projet immobilier axé sur le développement durable

Plan aérien du quartier projeté, avec de nombreux arbres.

Le projet est du type TOD, un développement immobilier structuré autour d’une station de transport en commun à haute capacité.

Photo : Ville de Candiac/Graph Synergie

Bernard Barbeau

La Ville de Candiac, juste au sud de Montréal, lance un projet immobilier de 1 milliard de dollars qui met l'accent sur le transport en commun et le développement durable. Situé en bordure des autoroutes 15 et 30, « c'est un quartier qui va favoriser la mobilité durable et la mixité d'usage, avec une grande place publique », signale le maire Normand Dyotte. « C'est un milieu de vie qu'on crée. »

À terme, le nouveau quartier devrait compter quelque 3000 unités d’habitation, des commerces de proximité et des bureaux, aménagés autour de la gare d'où part un train du réseau d'exo, qui relie Candiac au centre-ville de Montréal en une quarantaine de minutes. La municipalité qui compte présentement 22 000 habitants s’attend à porter ce nombre à 32 000, a indiqué en entrevue le maire Dyotte.

La première phase du projet prévoit la construction de plus de 600 unités réparties en maisons en rangée de deux ou trois étages et en immeubles multifamiliaux de quatre à sept étages.

Les conditions du marché dicteront la vitesse à laquelle le projet progressera, mais cette première phase devra être achevée d’ici le début 2020. La machinerie lourde a déjà commencé à s'activer.

Le projet, qui s'inspire des grands principes du développement durable, a notamment été pensé pour les piétons et les cyclistes. Il s’agit d’un aménagement axé sur le transport en commun (transit-oriented development, TOD), un développement immobilier de moyenne à haute densité structuré autour d’un important point d'embarquement de transport en commun, comme on en trouve déjà autour de plusieurs stations du métro de Montréal.

Il comprendra des infrastructures respectant davantage l'environnement, comme des toits blancs ou verts et des bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Les espaces verts doivent totaliser près de 59 000 mètres carrés, comprenant une place centrale de 10 000 mètres carrés.

Le maire Dyotte parle d'« un nouveau type de développement ».

« Nous avons le devoir en tant que municipalité de créer des quartiers viables pour les générations futures, intégrant les meilleures pratiques de développement durable », estime-t-il.

Auparavant, on construisait les maisons d’une façon un peu différente avec de grandes superficies, de grands terrains, avec des bungalows, et cetera. Maintenant, les règles du jeu [...] font en sorte que l’on doit densifier les prochains développements.

Normand Dyotte, maire de Candiac

Quelques-uns des éléments clés du projet :

  • volet environnemental : biorétention et réutilisation des eaux de pluie, éclairage intelligent des rues, mise de l'avant du transport actif avec un réseau piétonnier et cyclable de qualité, rationalisation des espaces privés et publics, transport collectif avec un train de banlieue, des autobus et une navette;
  • volet des infrastructures vertes : toits blancs ou verts exigés pour tous les bâtiments, stationnements intérieurs avec bornes électriques dans les secteurs résidentiels, utilisation d'énergies renouvelables;
  • volet social : des infrastructures misant sur l'accessibilité universelle, des aménagements conçus pour des usages collectifs et récréatifs, des services de restauration et de divertissement ainsi que de l'animation autour de la place centrale;
  • volet économique : un secteur d'emplois intéressant par l'intégration de commerces et de services à même le projet et ainsi qu'aux autres projets existants à proximité.
Des terrasses entourées d'arbres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le projet prévoit l'aménagement d'une place centrale de 10 000 mètres carrés.

Photo : Ville de Candiac/Graph Synergie

Un « projet démonstrateur »

Le TOD de la gare Candiac a été l'un des premiers projets du genre qu'a retenus la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

Celle-ci y a vu dès 2013 un « projet démonstrateur » qui respectait les principes du développement durable de même que le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD), en vigueur depuis 2012.

« La Ville de Candiac a été une des premières municipalités dans la région à concevoir un quartier TOD autour d'une gare de train, a déclaré dans un communiqué Massimo Iezzoni, directeur général de la CMM. [...] Je salue la Ville de Candiac pour sa vision et pour sa contribution à la planification durable du territoire. »

Les quartiers du genre sont appelés à se multiplier au cours des prochaines années.

« Le PMAD propose d’orienter au moins 40 % des nouveaux ménages (2011-2031) dans des quartiers de type TOD localisés aux points d’accès du réseau de transport en commun métropolitain structurant et d’atteindre 60 % si l’offre en transport en commun est augmentée », précise le site la CMM.

La CMM a octroyé 100 000 $ à la Ville de Candiac pour mettre le projet sur pied. Elle lui a également offert un soutien logistique.

Ce sont toutefois des promoteurs privés qui fourniront l'essentiel de l’investissement total de 1 milliard de dollars.

« L’engouement de la part de promoteurs souhaitant investir à Candiac est palpable », affirme Normand Dyotte.

Le TOD de la gare doit avoir une superficie totale de 45 hectares, et vise une densité de peuplement de 67 logements par hectare.

Avec la collaboration de Bruno Larose

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