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Le Syndicat des producteurs forestiers déclare aussi l'urgence climatique

Des copeaux de bois en premier plan et des troncs d'arbres flous en arrière plan.

Le Syndicat des producteurs de bois multipliera par 10 ses ventes de biomasse forestière. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Nelly Albérola

Julie Tremblay

Le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent (SPFBSL) joint sa voix à celle de centaines d'organismes et de municipalités en appuyant la Déclaration universelle d'urgence climatique.

Comme propriétaires forestiers, propriétaires en région, on est sensibles à la qualité de l'environnement, précise son vice-président, Maurice Veilleux.

Le Syndicat demande à Québec et Ottawa de mettre en place un décret afin d'abolir l'utilisation des emballages en plastique et en styromousse dans l'industrie bioalimentaire.

M. Veilleux souligne que puisque la Ville de Montréal s'apprête à légiférer en ce sens, il pourrait en être de même à l'échelle de la province, voire du pays.

Il précise que de telles décisions pourraient inciter les usines de la région à développer des alternatives à ce type d'emballage.

Si on développe des marchés pour le cartonné-ciré, on va être gagnants, notre environnement va être gagnant, les usines vont être gagnantes et, par ricochet, les producteurs vont être gagnants parce qu'il va y avoir des marchés pour notre fibre.

Maurice Veilleux, vice-président du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent

Jusqu'à maintenant, le Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent est le seul de la province à avoir adopté la Déclaration d'urgence climatique. Il y a de l'ouverture ailleurs, mais ils avaient d'autres dossiers à régler, souligne M. Veilleux, qui espère que d'autres syndicats et municipalités adopteront des résolutions en ce sens.

Le directeur général du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Charles-Edmond Landry (à gauche) et son vice-président, Maurice Veilleux (à droite)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le directeur général du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Charles-Edmond Landry (à gauche) et son vice-président, Maurice Veilleux (à droite)

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Du charbon à la biomasse

Par ailleurs, le SPFBSL compte profiter du virage vert en vendant davantage de biomasse forestière.

En Europe, ils sont en train de changer les centrales au charbon et au mazout par du chauffage à la biomasse. Les marchés européens sont ouverts, il manque de biomasse, alors c'est là que notre biomasse va aller.

Charles-Edmond Landry, directeur général du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent

Si tout va bien, le Syndicat s'attend à vendre dix fois plus de biomasse forestière en 2019 qu'au cours de l'année précédente, notamment en raison de cette forte demande en Europe.

Cependant, même si le marché européen présente des occasions intéressantes, Charles-Edmond Landry précise qu'il vise principalement le développement régional et qu'il priorise l'approvisionnement des usines de la région.

Actuellement, la biomasse forestière récoltée dans la région est traitée principalement à Amqui et à Belledune, au Nouveau-Brunswick, avant d'être expédiée vers l'Europe.

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