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Inondations : la facture est salée à Gracefield

Le maire de Gracefield, Réal Rochon, devant la rivière Picanoc, qui est sortie de son lit.
Le maire de Gracefield, Réal Rochon, indique qu'il n'a jamais vue la rivière Picanoc aussi haute en 60 ans. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Jusqu'à maintenant, ce sont 100 000 $ qui ont été dépensés pour diverses mesures de protection à Gracefield. Ce montant est colossal pour une municipalité qui ne dispose que d'un budget annuel de 7,5 millions de dollars.

La situation ne s'améliore pas, constate Réal Rochon, le maire de la municipalité de Gracefield. Le niveau de la rivière Picanoc a augmenté de 11 pouces, le chemin du Lac-des-Îles a cédé et un glissement de terrain a eu lieu dans l'accotement sur le chemin de la Traverse-Bénard.

Le pire est à venir, indique M. Rochon. Il fait référence à la fonte des neiges au nord de la province. Il reste encore beaucoup d'effort à fournir. D'ailleurs, les mesures d'urgence ont été reportées pour cinq jours encore, ajoute-t-il en entrevue.

Hydro-Québec a fait savoir que le réservoir Baskatong au nord de Maniwaki avait atteint 30 % de sa capacité, laissant ainsi une bonne marge de manoeuvre pour retenir l'eau qui arrivera du Nord.

Cela fait maintenant deux semaines que la Municipalité doit composer avec les inondations. La fatigue commence à se faire sentir, puisque les équipes travaillent sans relâche.

La dernière semaine, j’ai travaillé au moins 15 h par jour avec le chef des pompiers et le coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Gracefield.

Réal Rochon, maire de la municipalité de Gracefield

Dans la journée de samedi, 5000 sacs de sable ont été distribués dans la municipalité. M. Rochon fait preuve d'optimisme prudent : Je pense qu'on va réussir, déclare-t-il.

État des dommages

Malgré les efforts fournis par la municipalité de Gracefield pour limiter les dégâts, douze chemins sont inondés. Aucune résidence n'a été évacuée jusqu'à maintenant, mais l'effort d'ensachage doit se poursuivre.

Une rivière monte jusqu'au pont.Le niveau de la rivière Picanoc est si haut qu'elle menace d'inonder l'un des ponts qui la traversent. Photo : Radio-Canada

De son côté, le Camping Pickanock est en bien mauvais état. Marc Delasalle, un campeur, indique que la plage a disparu et que plusieurs roulottes ont été déplacées pour éviter qu'elles ne tombent à l'eau. On a sorti sept ou huit roulottes avec un peu de misère, mais ça a été fait, raconte-t-il.

C'est la première fois en 50 ans que je vois ce genre de dommages.

Gerry Gauthier, le propriétaire du Camping Pickanock

Gerry Gauthier, le propriétaire de l'endroit, a perdu une bonne partie de son terrain, mais compte faire réparer le tout pour la saison estivale.

Avec les informations de Marie-Lou St-Onge

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles