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La plus grande zone de protection marine au Canada créée au large de Terre-Neuve

Photo d'une pennatule et d'un sébaste près des fonds marins.

Une pennatule (à gauche) et un sébaste (en bas, à droite).

Photo : Pêches et Océans Canada

Radio-Canada

Au large des côtes de Terre-Neuve, le chenal Laurentien abrite une grande diversité d'espèces marines, des coraux jusqu'aux tortues de mer. Leur habitat sera désormais protégé. Le ministère des Pêches et des Océans vient d'annoncer la création, d'ici l'an prochain, de cette zone de protection marine, la plus grande au Canada.

Entre la côte sud-ouest de l’île de Terre-Neuve et les côtes du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, la zone fait plus du double de la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le chenal Laurentien situé sur une carte.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La zone de protection marine (ZPM) du chenal Laurentien.

Photo : Pêches et Océans Canada

C'est un des endroits qui a été identifié il y a probablement plus de 10 ans comme une des régions très importantes pour la biodiversité marine à l'est du Canada, mentionne Rodolphe Devillers, professeur au Département de géographie de l’Université Memorial de Terre-Neuve.

Quelque 11 580 kilomètres carrés supplémentaires d’espace océanique seront ainsi soustraits à toute activité industrielle, comme l’exploration pétrolière ou minière, et à la pêche commerciale et récréative, y compris le chalutage de fond.

Ces activités, désormais interdites, étaient déjà minimes dans cette zone.

Du côté de l’industrie des pêches, on est satisfait que l’industrie pétrolière et gazière n’ait pas bénéficié d’un passe-droit, selon le président du syndicat FFAW (Fish, Food and Allied Workers Union), Keith Sullivan.

Notre plus grande inquiétude était que les industries pétrolières et gazières et autres industries marines ne soient pas interdites, explique M. Sullivan. Un possible double standard préoccupait les pêcheurs.

Une tortue luth.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une tortue luth.

Photo : Reuters / Tim Wimborne

La nouvelle aura peu d’incidence sur l'industrie pétrolière.

Notre zone extracôtière entière fait 1,8 million de kilomètres carrés, souligne Jim Keating, le vice-président de Nalcor Energy, la société d’État qui gère les ressources énergétiques de Terre-Neuve-et-Labrador.

Les 11 580 kilomètres carrés qui seront protégés par le fédéral représentent une importante superficie, note M. Keating, mais en même temps, 80 % de notre zone extracôtière n’est pas protégée.

En matière de protection des océans, le gouvernement canadien a fait plus de progrès dans les deux ou trois dernières années qu'il en a probablement fait en 50 ans, soutient le professeur Rodolphe Devillers.

Rodolphe Devillers devant une bibliothèque.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rodolphe Devillers, professeur de géographie à l’Université Memorial de Terre-Neuve.

Photo : Université Memorial de Terre-Neuve

Il qualifie d’avancée majeure la création de la zone de protection marine du chenal Laurentien.

Le gouvernement de Justin Trudeau a promis de faire passer la proportion d'aires marines et côtières protégées à 10 % d’ici 2020. Avec la création de la zone du chenal Laurentien, les libéraux ont jusqu’ici atteint 8,3 % de cet objectif.

D’après le reportage de Marie Isabelle Rochon

Terre-Neuve-et-Labrador

Faune marine