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Moins de cordages pour protéger les baleines noires, soutient une organisation américaine

Une baleine noire empêtrée dans un lourd cordage.

Une baleine noire empêtrée dans un lourd cordage. (archive)

Photo : Gracieuseté : International fund for animal welfare

Radio-Canada

Réduire le nombre de lignes à pêche et modifier l'équipement serait la meilleure solution pour protéger les baleines noires du péril. C'est ce que propose un groupe de consultation pour le gouvernement américain afin de sauver les baleines noires de l'Atlantique Nord.

Une équipe spécialisée sur la protection des baleines noires à l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique a tenu quatre rencontres qui se sont terminées vendredi.

Le groupe propose que le nombre de lignes à l’eau soit réduit jusqu'à 50 % à certains endroits. L’organisation soutient que le point de rupture des lignes flottantes devrait être réduit à 1700 livres (771 kg) ou moins.

Aucun pays ne peut sauver l’espèce à lui seul, affirme Jane Davenport, une avocate de l’organisation Defenders of Wildlife, qui participait aux réunions la semaine dernière.

Le fardeau repose maintenant sur les épaules du Service national de la pêche maritime des États-Unis.

Alors que les chercheurs des deux pays s’entendent sur le besoin de réduire les lignes, les recommandations américaines diffèrent de l’approche canadienne. Pêches et Océans a imposé la fermeture des zones de pêche dans le golfe du Saint-Laurent l’an en 2018 et 2019.

Je pense qu’il y a un compromis entre la vitesse et la durabilité, croit Jane Davenport.

Le bénéfice du système américain, c’est que les régulations mises en place sont difficiles à démanteler, explique Mme Davenport. Au Canada, à cause de la manière dont fonctionne votre système, un ministre peut décider de faire une chose une année, et autre chose une autre année et ensuite décider de tout cesser la troisième année.

Le directeur général de la gestion des ressources halieutiques à Pêches et Océans, Adam Burns, défend l’efficacité des mesures canadiennes.

Les mesures que nous avons mises en place visent à éloigner l’équipement des baleines, avec l’objectif d’éviter l'empêtrement, à l’opposé de réduire l’impact des empêtrements, indique M. Burns.

Adam Burns, en entrevue sur le plateau de CBC.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Adam Burns, directeur de la gestion des ressources halieutiques du ministère des Pêches et des Océans.

Photo : Radio-Canada

Adam Burns n’a pas pris part aux réunions de la semaine dernière, mais un représentant canadien y assistait à titre d’observateur. Il reconnaît les bénéfices de modifier l’équipement de pêche, des initiatives aussi sous le radar de Pêches et Océans.

Cette année, le gouvernement fédéral continuera d’imposer des restrictions aux zones de pêches plutôt qu’à l’équipement.

Une zone statique sera fermée à la pêche au homard et au crabe dans le milieu du golfe du Saint-Laurent, là où 90 % des baleines noires ont été aperçues l’été dernier.

Deux zones sont désignées comme des habitats critiques pour les baleines noires : le bassin Rosewater au sud-est de la Nouvelle-Écosse et le bassin de Grand Manan dans la baie de Fundy. Ces deux secteurs sont compris dans les zones de fermeture dynamiques.

Avec les informations de Emma Davie de CBC

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