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Andrew Scheer maintient le flou conservateur sur l'environnement

Andrew Scheer lors d'un discours à Vancouver

Le chef conservateur estime qu'il est nécessaire de protéger les emplois du secteur énergétique canadien, alors que le premier ministre veut les « détruire ».

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des cibles climatiques à la fois « ambitieuses » et « réalistes », mais aucun détail supplémentaire : le chef conservateur fédéral Andrew Scheer refuse, à quelques semaines de la publication du plan environnemental de sa formation en vue des élections de l'automne, d'en dévoiler les premiers détails.

En marge du conseil québécois du Parti conservateur du Canada (PCC), tenu cette fin de semaine à Victoriaville, M. Scheer se contente ainsi d'évoquer la nécessité de « laisser la planète en meilleur état ». Pour lui, dit-il, l'essentiel est de défendre les travailleurs du secteur canadien de l'énergie.

En entrevue avec Radio-Canada, il d'abord critiqué les libéraux pour leur plan environnemental. « Je dois dire qu'on attend encore le plan des libéraux, parce qu'en ce moment, il n'y a aucun plan, et il est impossible d'atteindre leurs propres cibles; il n'y a qu'une nouvelle taxe pour les Canadiens », a déclaré M. Scheer, en faisant référence à la taxe carbone fédérale imposée aux provinces ne disposant pas déjà d'un programme spécifique en la matière.

Aux yeux du chef conservateur, c'est le nationalisme énergétique qui parviendra à convaincre les Québécois de se ranger du côté des conservateurs lors des prochaines élections fédérales, même si le premier ministre François Legault, au lendemain de l'élection de Jason Kenney comme premier ministre de l'Alberta, a déclaré qu'« il n'y a pas d'acceptabilité sociale, au Québec, pour les projets d'oléoducs ».

« Les Québécois n'aiment pas la situation où on doit acheter le pétrole des États-Unis et de l'Algérie », a poursuivi M. Scheer, avant d'indiquer que les Québécois « veulent utiliser l'énergie canadienne », et qu'« il y a beaucoup d'appui en faveur d'une vision [d'un Canada] indépendant en matière d'énergie ».

Pour favoriser cette transformation du secteur énergétique, le chef conservateur plaide ainsi pour un « processus d'approbation des grands projets basés sur des normes transparentes très strictes », sans s'expliquer davantage. M. Scheer promet de venir présenter son plan directement aux Québécois d'« ici la fin de la session parlementaire » en juin.

M. Scheer n'a pas non plus voulu dire si les engagements environnementaux de son parti respecteraient les objectifs de l'Accord de Paris, que le Canada a ratifié, et qui doit permettre de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés Celsius au-delà des températures de l'époque préindustrielle. Ces objectifs sont très largement considérés comme les limites minimales à respecter pour éviter une crise climatique cataclysmique qui menacerait notre civilisation.

« Notre plan sera basé sur les investissements dans les technologies, sur des incitatifs individuels, et de manière bien plus efficace qu'en Chine ou en Inde, qui n'ont pas les mêmes normes », a poursuivi le chef conservateur.

Parmi les mesures déjà annoncées, M. Scheer promet de mettre fin aux déversements d'eaux usées dans les cours d'eau, une pratique commune dans plusieurs municipalités. Le chef du parti conservateur promet aussi d'augmenter les incitatifs pour encourager les énergies propres.

Il a déclaré devant des centaines de militants samedi que son parti ne taxerait pas davantage les Canadiens pour financer un plan environnemental. « Notre plan ne va pas donner des millions de dollars à des multinationales comme Loblaws pour qu'ils changent leurs réfrigérateurs », a ironisé le chef conservateur dans son discours.

Si le chef conservateur s'est retrouvé dans l'embarras, cette semaine, après des révélations du Globe and Mail à propos d'une rencontre secrète avec des dirigeants de l'industrie pétrolière, il affirme que « sa position a toujours été claire » dans ce domaine.

Il a également profité de l'occasion pour s'attaquer de nouveau à son adversaire libéral, le premier ministre Justin Trudeau, « qui rencontre des groupes environnementaux radicaux qui veulent détruire » le secteur canadien de l'énergie et les emplois qui lui sont associés, soutient-il.

Avec les informations de Louis Blouin

Avec les informations de La Presse canadienne

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