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Les syndiqués de Bombardier acceptent l'offre patronale; ceux d'Airbus la refusent

Logo de la compagnie Bombardier, sur un mur de l'usine de LaPocatière.

Les conventions collectives des employés de Bombardier sont échues depuis le 30 novembre.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La Presse canadienne

Après des mois de pourparlers visant à renouveler des conventions collectives, des milliers d'employés de Bombardier et de la société en commandite contrôlée par Airbus qui assemblent l'A220 à Mirabel, se sont prononcés samedi de manière différente sur le contenu des offres patronales.

Ceux-ci étaient rassemblés au Palais des congrès, au centre-ville de Montréal, pour prendre part à deux assemblées distinctes.

Les premiers à se prononcer, en matinée, étaient les quelque 3200 employés de Bombardier affectés au programme des avions CRJ à Mirabel, Dorval et Saint-Laurent. Ceux-ci ont accepté l'offre patronale dans une proportion de 66 %. Leur nouveau contrat de travail est valide jusqu'au 3 décembre 2021.

Rebondissement à l'assemblée de 14 h : les quelque 1000 syndiqués dédiés à l'assemblage de l'A220, anciennement connu sous le nom de C Series, ont rejeté dans une proportion de 73 % l'offre patronale.

À la suite de ce refus, le syndicat a immédiatement réclamé un nouveau vote pour se doter d'un mandat de grève avant de retourner à la table de négociations. Les membres toujours présents l'ont écouté, lui accordant ce mandat dans une proportion de 98,6 %.

Plusieurs employés rencontrés ont déploré que l'offre patronale représente une perte de pouvoir d'achat. Ils considèrent que les sacrifices pris au fil des ans pour sauver la C Series devraient être récompensés. Les bonis encaissés par la haute direction ne font qu'ajouter à leur insatisfaction devant une offre de hausse salariale de 2 % par année pendant 3 ans.

Le vote devait se dérouler en deux temps, puisque l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA) a négocié simultanément avec Bombardier et avec la société en commandite en raison d'une entente de réciprocité conclue il y a un peu plus d'un an.

Depuis qu'Airbus a pris le contrôle de la commercialisation de cet appareil, les employés affectés à l'A220 ne travaillent plus exclusivement pour Bombardier.

Les conventions collectives sont échues depuis le 30 novembre.

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