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Des étoiles de mer « gagnantes » après une épidémie dans les eaux de la côte ouest

Une étoile de mer mauve sur une roche.

Une épidémie a décimé une vingtaine d'espèces d’étoile de mer entre l'Alaska et le Mexique.

Photo : Getty Images / EyeEm

Radio-Canada

Depuis 2013, une épidémie a tué des millions d'étoiles de mer entre l'Alaska et le Mexique, mais dans la baie Burrard, à Vancouver, l'espace laissé libre par la diminution de l'espèce d'étoile de mer dominante a permis à une autre espèce de prospérer, révèle une étude menée en Colombie-Britannique.

Le syndrome de dépérissement des étoiles de mer a fait des ravages chez une vingtaine d'espèces d’étoile de mer dans les eaux de la côte ouest de l'Amérique du Nord rappelle la chercheuse postdoctorale de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) Alyssa-Lois Gehman. « Dans certains secteurs, 90 % des spécimens de certaines espèces ont été décimés », souligne cette spécialiste en écologie des maladies marines.

Entre 2008 et 2017, la Dre Gehman et ses collègues ont étudié les étoiles de mer de la baie Burrard. « Ce que nous avons découvert, c’est qu’à mesure que la population d’étoiles de mer pourpre diminuait, les fausses étoiles ocrées sont devenues plus abondantes », explique la chercheuse.

Elle assure que la différence est facilement observable. « Avant l’épidémie, si vous alliez sur le bord de l’eau, à marée basse, vous pouviez voir des tonnes d’étoiles de mer mauves, et quelques fausses étoiles ocrées, dit Alyssa-Lois Gehman. À la suite de l’épidémie, ce sont les fausses étoiles ocrées qui sont devenues dominantes. »

D’après Alyssa-Lois Gehman, le phénomène est particulièrement intéressant, puisque ces espèces ont été touchées toutes les deux par le syndrome de dépérissement des étoiles de mer.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a des gagnants potentiels dans cette terrible épidémie, qui ont réussi à profiter de l’augmentation de l’espace disponible, même s’ils sont eux-mêmes affectés par la maladie.

Alyssa-Lois Gehman, Université de la Colombie-Britannique

La chercheuse de l’UBC précise toutefois qu’il est trop tôt pour déterminer si ce changement d’espèce dominante sera durable. Alyssa-Lois Gehman souligne que des études récentes indiquent que l'épidémie pourrait être en train de ralentir. La chercheuse croit que les étoiles pourpres pourraient reprendre le dessus si elles arrivent à se remettre du syndrome.

Avec les informations de Michael Tymchuk

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