•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Maison d'hébergement pour femmes francophones fête ses 10 ans dans l’incertitude

Une femme se tient derrière une porte close

Malgré une demande importante pour les services offerts par l'organisme La Maison, l'avenir de son financement public est encore flou

Photo : Radio-Canada

Charlotte Mondoux-Fournier

La Maison d'hébergement pour femmes francophones, un organisme qui vient en aide aux victimes de violence à Toronto, célèbre les dix ans de son incorporation cette année. Malgré une demande importante pour les services offerts, l'avenir du financement public de l'organisme est encore flou.

Quelques semaines après le dépôt du budget de l’Ontario, l’organisme La Maison ignore toujours ce que contiendra sa trousse budgétaire pour le reste de l’année 2019.

La directrice générale de La Maison, Jeanne Françoise Mouè, indique que l’organisme reçoit toujours des versements de la province, mais qu’il n’a encore signé aucun contrat.

Mme Mouè espère que le gouvernement progressiste-conservateur appliquera l’augmentation de 4 % à laquelle avait consenti le précédent gouvernement libéral.

Jeanne Françoise Mouè craint toutefois une réduction, ou pire, une abolition du financement octroyé par le Ministère des Services sociaux et communautaires, sous le nouveau gouvernement.

On espère que les services de base vont demeurer, affirme-t-elle. Notre crainte, c’est que le financement qui n’était déjà pas assez diminue.

Jeanne Françoise Mouè, la directrice générale pour La Maison, donne une entrevue à Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'organisme La Maison ignore toujours ce que contiendra sa trousse budgétaire pour le reste de l’année 2019, selon la directrice générale Jeanne Françoise Mouè

Photo : Radio-Canada

Cette dernière ajoute que la rétention de personnel qualifié dépend entièrement de ce financement.90% du budget est alloué aux ressources humaines, dit-elle.

Malgré tout, Jeanne Françoise Mouè dit rester optimiste.

C’est un service important pour la communauté, mais pour la société aussi.

Jeanne Françoise Mouè, directrice générale pour La Maison

Services en français

Selon le directrice générale de La Maison, les services offerts par l'organisme sont considérables pour les femmes francophones victimes de violence, lesquelles peuvent se heurter à différents obstacles dans les refuges anglophones.

Mme Mouè salue une demande grandissante pour des services en français au sein de la communauté.

C’est important pour nous de créer ce réflexe-là (demander des services en français) et de rassurer les membres de la communauté que les services seront encore là au moment où ils en auront besoin.

Jeanne Françoise Mouè, directrice générale pour La Maison

Mme Mouè espère que cette reconnaissance sera respectée par le gouvernement progressiste-conservateur.

Présentement, nous n’avons pas d’indication que ce n’est pas le cas. Mais il n’en demeure pas moins que nous sommes inquiets qu’avec ce que l’on constate dans les autres secteurs, affirme-t-elle.

Aucune rencontre avec le gouvernement

L’organisme parapluie Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, dont fait partie La Maison, a tenté à plusieurs reprises d’organiser une rencontre avec le Ministère des Affaires francophones et le Ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires. L’organisme espère rencontrer le gouvernement en mai. Ces demandes sont toutefois restées sans réponse.

Toronto

Société