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Le défi d'intéresser les jeunes à la généalogie

Une femme tient son arbre généalogique

Pas facile d'intéresser les jeunes à la généalogie, affirme la fondatrice de la Société généalogique virtuelle du Québec.

Photo : iStock

Heloïse Rodriguez

Les passionnés de généalogie convergent vers Edmonton cette fin de semaine, à l'occasion de la conférence de la Société généalogique de l'Alberta. Mais si la recherche des ancêtres est populaire auprès des personnes plus âgées, les jeunes s'y intéressent peu, selon des experts.

Cette conférence est l’occasion pour les passionnés de généalogie d’en apprendre davantage sur leurs ancêtres, de réseauter avec des professionnels du domaine et de profiter des ressources de la Société généalogique de l’Alberta.

Johanne Gervais sourit à la caméra. L'arrière-plan est flou.

Johanne Gervais est la fondatrice de la société généalogique virtuelle du Québec.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

Parmi les conférenciers, Johanne Gervais, la fondatrice de la Société généalogique virtuelle du Québec, un site web qui permet aux Québécois d’en apprendre plus sur leurs ancêtres.

Mais comment intéresser les jeunes à la généalogie? « C’est difficile », répond Johanne Gervais.

Elle a décidé de créer une ressource électronique pour tenter de rapprocher les jeunes de leurs ancêtres en utilisant des outils qu’ils connaissent.

« Pour intéresser la [plus jeune] génération, il faut trouver des liens, des choses intéressantes et rapides pour trouver leurs ancêtres. Ils ne veulent pas aller aux archives, c’est certain. Ils ne vont pas aller à la bibliothèque non plus. Alors il faut trouver des manières intéressantes sur leur téléphone, une application sur l'iPhone ou le iPad [...] pour [qu'ils puissent dire] : ''Regarde, j’ai trouvé cinq générations sur mon iPad!'' », explique-t-elle.

De plus en plus facile de faire des recherches

Suzanne Ménard est une bénévole de la Société généalogique de l'Alberta et de la Société généalogique du Nord-Ouest.

Elle affirme que la technologie a marqué un tournant dans la recherche généalogique.

Suzanne Ménard devant la bibliothèque d'archives.

Suzanne Ménard a commencé à chercher ses ancêtres dans les années 1970.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

« J’ai commencé en 1970 [à rechercher la trace de mes ancêtres] et ce n’était pas facile parce que tout était sur des microfilms. Ils étaient envoyés d’Ottawa à Red Deer, et je devais conduire jusqu’à Red Deer et [...] ça prend beaucoup de temps. »

Elle a recommencé sa recherche 25 ans plus tard, après avoir pris sa retraite. « Il y avait des ordinateurs, c’était beaucoup plus facile. Et, chaque année, ça devient plus facile », affirme-t-elle.

Maintenant que les documents sont numérisés, « on peut les chercher ici, sans aller à Vancouver ou Montréal », ce qui facilite grandement le processus.

Johanne Gervais espère que l’intérêt pour la généalogie continuera de croître, même chez les jeunes.

« Je pense que la généalogie, ça affecte tout le monde. Tout le monde a un ADN, tout le monde vient de quelque part. Alors c’est intéressant de trouver d’où viennent leurs ancêtres. »

Alberta

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