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Fonderie Brunswick : la sécurité des travailleurs n’est pas négociable, dit le syndicat

Travailleurs en grève de la Fonderie Brunswick, le 26 avril 2019 à Belledune, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les 280 travailleurs syndiqués de la fonderie Brunswick à Belledune, en grève depuis mercredi soir, n'entendent pas céder sur des enjeux qui leur paraissent cruciaux. Parmi ceux-ci, la santé et la sécurité au travail.

Différents enjeux, dont l'âge de la retraite et les fonds de pension, sont au coeur de ce conflit de travail.

La compagnie Glencore souhaiterait de plus modifier les tâches du représentant syndical et celles du représentant de la santé et de la sécurité au travail pour que leurs fonctions ne soient plus à temps plein.

Le syndicat réplique que la compagnie ne peut éliminer, ne serait-ce qu'en partie, ces postes clés.

Mario Boudreau, un travailleur en grève, parle au journaliste de Radio-Canada.

Mario Boudreau.

Photo : Radio-Canada

Mario Boudreau, l’un des travailleurs de la fonderie, ne peut concevoir que les employés n'aient pas accès en tout temps à un conseiller sur la santé et la sécurité.

Je ne dis pas que ça ne peut pas marcher avec d'autres industries, dit-il. Celle ici, il y a beaucoup de danger. C'est une vieille industrie, il faut qu'on fasse attention. J'ai deux enfants à la maison, je veux retourner chez nous.

Un travailleur en grève parle au journaliste de Radio-Canada devant la fonderie.

Marcel Doucet.

Photo : Radio-Canada

Pour nous autres, c'est important, mais pour eux autres, je vois pas qu'est-ce que ça les dérange, la représentation syndicale et la sécurité au travail, dit de son côté Marcel Doucet, un autre travailleur.

Le représentant syndical parle au journaliste de Radio-Canada devant l'usine et un groupe de grévistes.

Lawrence McKay, représentant syndical.

Photo : Radio-Canada

Pour le représentant syndical Lawrence McKay, la sécurité des travailleurs n’est pas négociable.

Nous n’allons pas laisser cette compagnie piétiner les gens et mettre leur vie en danger, lance-t-il.

Des grévistes autour d'un camion-citerne d'Irving.

Un camion-citerne a pu reprendre sa route après avoir été bloqué pendant une quinzaine de minutes à la sortie de l'usine.

Photo : Radio-Canada

Le ton a monté d'un cran vendredi matin à la Fonderie Brunswick.

Un camion-citerne de la compagnie Irving a pu reprendre sa route après avoir été bloqué pendant une quinzaine de minutes à la sortie de l'usine. Quelques heures plus tôt, les grévistes disent avoir laissé passer un autocar, mais en s'assurant au préalable qu'il n'y avait aucun employé cadre à bord.

Malgré tout, le syndicat se dit prêt en tout temps à retourner à la table des négociations afin de trouver un terrain d'entente.

D’après le reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Relations de travail