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Élections à T.-N.-L : qui sont les aspirants premiers ministres?

Portrait des quatres leaders des formations politiques à T.-N.-L.
Les quatres chefs des partis politiques à Terre-Neuve-et-Labrador. Photo: Radio-Canada
Patrick Butler

À trois semaines des élections à Terre-Neuve-et-Labrador, les chefs des formations politiques font le tour de la province pour promouvoir leur programme. Pour trois des quatre leaders, il s'agit de la première campagne électorale provinciale. Nous vous présentons les quatre chefs de partis.


Dwight Ball

Portrait de Dwight Ball à l'Assembléee législative de Terre-Neuve-et-Labrador.Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball Photo : CBC

Élu député à Humber-Gros Morne en 2007, Dwight Ball a perdu ses deux élections subséquentes avant de mener le Parti libéral à la victoire en 2015.

Il est ancien propriétaire de deux pharmacies et d’une résidence pour personnes âgées. Son gouvernement a hérité d’une situation financière peu enviable à Terre-Neuve-et-Labrador, après la dernière campagne.

Son premier budget, déposé en 2016, comprenait de nombreuses nouvelles taxes et hausses de tarifs et a suscité une vive opposition à Terre-Neuve-et-Labrador. À l’époque, un message non équivoque est livré par des affiches placardées autour de la province : DÉMISSIONNEZ.

La cible de critiques incessantes de ses adversaires pour sa gestion de l’économie, M. Ball a récemment profité d’un discours du Trône et d’un nouveau budget provincial pour se couvrir de louanges.

Le chef libéral a annoncé un énorme surplus de 1,9 milliard et la réduction de la dette provinciale, grâce au nouvel Accord atlantique avec Ottawa. Mais les prévisions du ministère des Finances indiquent un retour aux déficits successifs à partir de l’année prochaine.

M. Ball a notamment adopté une approche plus collaborative avec le fédéral comparativement aux anciens gouvernements progressistes-conservateurs. Mais cette stratégie est régulièrement critiquée par les partis d’opposition, qui jugent que les libéraux n'en font pas assez pour protéger les redevances pétrolières et modifier la péréquation.


Ches Crosbie

Portrait de Ches Crosbie.Ches Crosbie, le chef du Parti progressiste-conservateur Photo : CBC

Issu d’une dynastie politique, Ches Crosbie est connu à la fois pour son travail comme avocat et pour sa famille.

Plusieurs générations de Crosbie figurent au premier plan de l’histoire politique de la province. Son grand-père, Chesley, a été l'un des négociateurs lors de l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération. Son père, John, était ministre fédéral des Pêches pendant le moratoire sur la pêche à la morue.

En 2014, Ches Crosbie a tenté de briguer l’investiture du Parti conservateur fédéral dans la circonscription d’Avalon. Mais, selon plusieurs médias, sa candidature a été rejetée par la direction du parti à cause de sa participation à une pièce de théâtre satirique, MacHarper, et son travail sur un recours collectif contre le fédéral intenté au nom des victimes des pensionnats autochtones au Labrador.

M. Crosbie a finalement pris les rênes du Parti progressiste-conservateur provincial en avril 2018, après une course au leadership contre Tony Wakeham, l’ancien président-directeur général de la Régie de la santé Labrador-Grenfell. Il a promis de rebâtir le parti, toujours entaché par sa gestion de Muskrat Falls, le mégaprojet hydroélectrique qui coûtera 12,7 milliards au contribuables selon les plus récentes prévisions.

Depuis quelques semaines, M. Crosbie soutient que les difficultés financières du gouvernement nécessitent des réductions de dépenses, notamment dans les services de santé. Il suggère de créer un nouveau conseil, semblable à la Régie des services publics, pour mieux gérer les 3 milliards de dollars en dépenses de santé annuelles de Terre-Neuve-et-Labrador.

M. Crosbie a également menacé de poursuivre Ottawa pour protéger l’industrie pétrolière de la province. Il d’ailleurs promis de tenir un référendum sur le système de péréquation. Certains, y compris Dwight Ball, affirment que cette stratégie pourrait compromettre les relations avec le fédéral.


Alison Coffin

Alison Coffin sourit et rit.Le parti a annoncé que Mme Coffin avait obtenu le poste mardi matin à Saint-Jean. Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Les néo-démocrates espèrent que leur nouvelle chef, Alison Coffin, une économiste à l'Université Memorial, augmentera leur crédibilité aux yeux des électeurs, sur le plan de la gestion de l'économie. Le Nouveau Parti démocratique souffre depuis des décennies d'une perception selon laquelle il s'agit d’une formation politique inexperimentée et incapable de gérer les problèmes économiques.

Mme Coffin reproche régulièrement aux libéraux et aux progressistes-conservateurs leur manque de vision concernant les solutions aux problèmes sociaux et environnementaux de la province. Lors du plus récent discours du Trône, elle a été la seule chef à noter que les libéraux ne prenaient aucun nouvel engagement concernant la protection de l'environnement.

Mme Coffin a tenté de briguer la direction du NPD en 2018, mais a perdu contre la députée Gerry Rodgers. Cette dernière a démissionné après seulement 11 mois en poste et en mars dernier, Mme Coffin a été la seule à se porter candidate pour la remplacer.

Lors de son élection sans opposition en mars, Alison Coffin soutenait que le NPD serait prêt si jamais Dwight Ball déclenchait des élections hâtives. Elle indiquait aussi que le parti chercherait à accroître sa présence à l’extérieur de la région métropolitaine de Saint-Jean, où se trouve actuellement ses seuls sièges à l’Assemblée législative.

Mais le NPD a rapidement fait preuve de désorganisation.

Aucune de ses deux députées sortantes ne se présente aux prochaines élections et jeudi dernier, Mme Coffin a révélé que son parti ne proposera que 14 candidats aux élections du 16 mai. C’est la plus petite liste de candidats néo-démocrate depuis au moins 25 ans. Les néo-démocrates ont proposé des listes complètes lors des deux dernières élections provinciales.


Graydon Pelley

Graydon Pelley le 5 janvier 2019 à Saint-Jean.Graydon Pelley. Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Graydon Pelley a fondé l’Alliance de Terre-Neuve-et-Labrador en 2018. L’ancien enseignant et président du Parti progressiste-conservateur provincial est le moins connu des leaders, mais il espère que sa nouvelle formation politique va attirer des électeurs qui veulent réduire la partisanerie dans le système politique.

M. Pelley souhaite que les 40 députés de la province puissent avoir une influence sur les décisions gouvernementales en ne votant pas nécessairement selon une ligne de parti.

L’Alliance de T.-N.-L., qui présente neuf candidats aux élections, espère faire adopter un mode de scrutin préférentiel. Il veut également que les Terre-Neuviens et Labradoriens élisent le premier ministre directement.

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